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entreprenant ; avoir ia connoiC- ■sance parfaite de la carte du paysoh il fait la guerre ; avoir debons espions , 8c nc mépriser au-cun avis. Ue-ià dépend la sûretéde son corps , & la tranquillitéd'une armée , par les nouvellesqu’il pei t donner à son Généraldc la position & des mouvemensde Tennemi.
Dans un poste fixe 8c hazar-deux , un Colonel de Troupes Légères ne doit point marquer d’in-quiétude en aucune façon , soiren tenant continuellement sa trou-pe sous les armes , & son bagagechargé , soit en prêtant ToreiUe àdes représentations qui viennentsouvent de la timidité qu'inspire levoisinage de Tennemi , & qui serépand dans toute ft troupe ; soitenfin par la quantité de faux avis,dont un chef est assailli dans cesoccasions , & qui souvent le déter-minent à abandonner un poste ,en oubliant son devoir, les régiesde l’art, & toutes les précautionsnui pouvoient le garantir d'une sur-prise.
Si un Colonel de Troupes Lé-gères n’est point entreprenant dansîes choses qu’il exécute ou qu’il faitexécuter , il ne s’acquerra jamaispar des coups hardis & furprenanscette grande réputation qui a élevéaux premiers honneurs dans lessiécles paílés , & principalementdans celui-ci, les Officiers qui sesont distingués par des servicesimportans.
îl faut non feulement qu’un Co*lonel , mais encore tous les Offi-ciers qui menent des partis 2 laguerre , donnent quelque chose auhazard selon '.'exigence des cas , &avec toutes les précautions qu’ilsne doivent point ignorer ; car leplus souvent ce n’est point dansJçs entreprises préméditées $ç les
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mieux concertées qu’un chef réuPsit , mais dans une occasion quele hazard & la fortune lui présen-tent. Enfin la petite guerre est unmétier d’aventure , & ceux qui lafaifoient dans le quinzième siéclefous les Bayard , fous les Montluc t8c autres , se nommoient Aven-turiers . 11 y a des positions oìi unchef doit entendre les conseils &les avis des Officiers de son corps,
8c s’en tenir à celui qui lui pa-roît le plus salutaire pour se tirerd’un mauvais pas , ou pour exé-cuter une commission dangéreuse ;mais aulfi il doit garder un secretinviolable dans tous ses projets,
& s’il les confie à une personne» 'ou deux tout au plus , il faut qu’il 1ait avant bien éprouvé leur dit- jcrétion.
Lorfqu'il se trouve dans noscorps , continue PAuteur, des Of- 1siciers qui se distinguent par leurzele & par leurs actions , le Co-lonel ne peut se dispenser, fans iaplus grande injustice , d’en infor-mer le Ministre de la guerre &leGénéral de Tannée » asin de leurprocurer les grâces du Roi , &mettre de l’émulation dans soncorps ; car ce font leurs actionsqui lui donnent cette réputationqu’il doit partager avec eux.
Dans un régiment de nouvellelevée , le Colonel ne sçauroit tropmarquer de fermeté pour y établirTordre , la discipline & í’harjno*nie , qui sc rencontrent rarementdans un assemblage de gens qui nefe font jamais vus ni connus. IIdoit y faire le service avec touteTexactitude possible , n’y recevoirque des hommes & des chevaux 1propres pour le métier » & àfidu reste. Telles íònr les réflexionsde M. Grandmaison. Voyef sonOuvrage.
COLONEL!E > est la prei