c o
îa Place, & que le Commandanty commande sous la feule autoritédu Gouverneur & du Lieutenantgénéra! de la Province.
COMMISSION Jur mer : C’estla permission & l’ordre que don-nent P Amiral, le Vice - Amiral ,ou d'autres Officiers. Cette com-mijjion est un pouvoir spécial duRoi, ou dc PEtat pour aller encourse, enlever les vaisseaux enne-mis, & butiner fur tout ce qui serencontre. Les Armateurs oui fonth course (ans eommijjìon , font ré-putés pirates & forbans , & com-me tels punis de mort.
COMMISSIONS des Majors.Ils n’avoient pas anciennement lepouvoir de commander en râb-lé n ce du Gouverneur & du Lieu-tenant de Roi ; mais fous le mi-nistère de M. de Louvois , il futréglé que ce pouvoir scroit énoncédans toutes les commijjlons desMajors. Ce qui a été depuis ob-servé » à l’exception de quelquesVilles, telles que Peronne , Ab-beville , Toulon & quelques au-tres , ou les Magistrats font endroit, par des privilèges particu-liers, de commander en Pabfenccdu Gouverneur, ou Commandantnaturel.
COMMUNICATION d'uncamp. On fait pratiquer dans uncamp des communications par-toutoù il en est besoin, assez larges &asiez faciles , pour que cinquanteMaîtres au moins puissent y passerde front ; on fait faire aussi deslatrines k vingt pas au de-là de iagarde du camp. On commandepour cet esset, un ou deux hom-mes par compagnie avec des outils,& un Sergent, qui est chargé de lesfaire faire avec foin. 11 y a des ré-gimens , où Ton fait exécuter tou-tes ces corvées par les Soldats depiquet ; mal-à-propos , parce qu'il
c o 487
y en a déjà une partie employée àfaire le chevalet, & i’abri pour lesarmes , &une autre en faction ; Ql’on emploie le relie à travailler ,il ne doit plus demeurer personnepour prendre les armes , f> l’on abesoin du piquet, ou pour paroî-tre , lorsque ìes Officiers générauxpassent.
COMPAGNE , est la chambredu Major-Dome d’une galère.
C O M P A G NI E, est un petitcorps de troupe commandé par unCapitaine , dont le nombre est plusou moins grand , selon les diver-ses occasions de la paix ou de laguerre. Une compagnie de Cava-lerie est tantôt de cinquante maî-tres , tantôt de trente à trente-cinq, quelquefois les Officiers com-pris , quelquefois non compris.
Pour une compagnie d’Infan*terie, elle avoir autrefois les deuxtiers de ses hommes armés demousquets, & l’autre tiers de pi-ques. Aujourd’hui ils sor.t tous ar-més de fusils , & de bayonnettes.
Le nombre des hommes d’unecompagnie d’Infantcrie augmenteauslì, ou diminue selon les diver-ses occasions de paix ou de guerre.Une compagnie d’Infanterie étoitcomposée sur la fin du dernier sié-cle de cent hommes , elle fur ré-duite après à quatre-vingts, ensuiteà soixante & dix ; enfin Louis XIV.la mit à cinquante hommes , lesOfficiers non compris. Aujourd’huielle est à quarante-cinq.
Chaque Enseigne & chaque Cor-nette , autrefois,éroir ce qu’on ap-pelle présentement compagnie. Lescompagnies d’Infanterie s’appel-Ioient Ehfeignes , parce que cha-que compagnie avoir son enseigneou drapeau , & chaque compagniede Cavalerie s’appelloit Cornette ,parce qu’elle avoir fa cornette , ouétendard. Les compagnies d’Infev.H h iv