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Tome premier.
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par jour à chacun defdits Cornet -tes. Le Cornent doit porter lui-même i’étcndard dans une action,& il doit se faire tuer » plutôt quede l’abandonner : il le porte aussidans les revues. II est chargé dufoin de la compagnie à laquelle ilest attaché , tout comme le Lieu-tenant. Cet emploi étant regardécomme le Noviciat des Capitai-nes de Cavalerie * ceux qui Pexer-cent ne sçauroient trop s occuperdes détails qui regardent une trou-pe , ni s’instruirtí assez de leursautres devoirs.

La cornette a été Iong-tcmsPétendard propre de la feule Ca-valerie légere ; & pour dire qu’ily avoir dans une armée cinquan-te compagnies dc Cavalerie , ondifoit qu'il y avoir cinquante cor-nettes. Aujourd’hui il y a descornettes dans les Chevaux - Lé-gers de la Garde , dans les Mous-quetaires du Koi, dans les Che-vaux-Légers de la Gendarmerie ,dans la Cavalerie & dans les Dra-gons. 11 n’y a point dans les Gar-des du Corps d’éiendard fous lenom de cornette , parce que cescompagnies , du moins le& troispremieres , ont été créées avantque le terme de cornette , poursignifier un étendard , fût en usa-ge en France. Cette espece d’éten-dard a donné le nom à celui quile porte ; car on dit U cornette ,pour signifier l’étendard, &. le Cor-nette y pour signifier l’Officier quile porte.

Le Cornette dans les compa-gnies de Cavalerie légere est letroisième Officier, Dans les autrescorps oìi il y a Sous-Lieutenant& Enseigne avec le Cornette , ce-lui-ci eít le quatrième. Le Cor-nette dans un combat a fa placeau milieu du premier rang de Tel*cadron , où il doit plutôt périr ,

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que de se laisiér arracher son éten-dard : il y va de son honneur Scde celui de son Corps. Le Cor-nette est de la nomination duRoi. 11 a une botte fnte exprèspour recevoir le talon de la lancedc réiendatd , & une écharpe pouríe rattacher au corps , de peurqu’on ne la lui enleve.

L’étendard auquel on donne lenom de cornette , est une pieced’étcstè de t. ssetas d’environ unpied & demi cn quarté, fur la-quelle font brodées les armes , lesdevises , Sc les chiffres du Princeou du Mestre de camp. Cet éten-dard est au bout d'une lance lon-gue de huit à neuf pieds. En campa-gne , on attache à la cornette uneespece d’écharpe Je taffetas blanc ,qui est la couleur de France ; c’dtasm que l’on distingue de plusloin Fétcndard , & que les Cava-liers puissent s’y rallier» En 3668.les Cornettes furent supprimés ;Louis XIV. n’en retint que deux:fur pied , fçavoir celui dc la com-pagnie du Colonel général de laCavalerie légere , Sc celui de lacompagnie du Mestre de campgénéral : mais les autres ont étérétablis en 1672.

CORNETTE far mer : Ce stun pavillon quarré & blanc, quimarque la qualité ou le caractèredu Chef d’efcadre , qui ie porte augrand mât , quand il a le com-mandement en chef ; 8 c il ne leporte qu'au mât d’artimon , quanclil est en Corps d’armée. La cor-nette doit être fendue par le mi-lieu des deux tiers de fa hauteur »& son battant doit avoir quatrefois la hauteur du guindant. LesHollandois ne lé servent point decette sorte de pavillon.

* CORNICHE. Ce mot se donneà toute saillie profilée qui couronneun corps, 11 y en a plusieurs : laL 1 ij