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Amiral du quartier d’où l’on saxe ;Toiles.
COURSES & invasions. Lescourses 6* les invasions > dit leCommentateur de Poiybe , peu- 1vent être glorieuses & utiles, lors-que les armées font en campagne ,parce que toutes les places de laseconde ligne sont dégarnies, &celles de la premiere qui font lesplus éloignées de Pendroit où fonties armées , ne le font guèresmoins. C'eit'là le teins le plus fa-vorable » 5c il y a des camps, quinous mettent en état de tenter cessortes ^entreprises , qui échouenttrés - rarement ; mais il faut ungrand an pour les faire réunir , &des gens hardis & capables dePcxécmion.
On peut avoir plusieurs desseins :mais tes plus utiles font de porterau loin les contributions , fans lesaccompagner dc la ruine du pays ,& de surprendre quelque bonnel’iace Un poste avantageux nousmene là , ou lorsque Peíinemi setrouve engagé chns quelque siège.On entreprend ces sortes de cho-ses avec de grands ménagement »■& des préparatifs convenables, unCorps de Cavalerie considérable ,tous tes Dragons , & les Grena-diers de toute une armée , fansautres équipages que leurs tentes ,arien de superflu» & du biscuit pour.plusieurs jours , quelques pieces decanon de campagne, sis dc seizelivres de balle, pour s’en servirdans Poccasion , & quelques pon-tons , le touc avec un double atte-lage pour fàíre plus de diligence ,& plusieurs charriots chargés d’é-claeiles.
Lorsque toute une armée mar-che à ces fortes d’expéditions , onmène pou de canons , & Ton sesert des chevaux des petites piecespour doubler fatrelage desgroises,
Ô ri ne marchera qifavec les me*nus bagages , & l*on fera bien at*tension que lorsqu’on entreprenddans un pays de montagnes, Ufaut avoir des vivres pour plusieursjours , & c'est particulièrementdans ces sortes de pays plus quedans aucun autre > qu’on doit cnavoir au de-lìi de ce qu'il en faut,
Philippe de Macédoine trouvantla conjoncture favorable , L desGénéraux incapables de pénétrerson dessein , se jçtra dans les mon-tagnes de Therme, surprit cetteVille , ia brû'a , & ravagea tout lepays en s’en retournant, & em-brassa un dessein , dont le but étoitsolide & avantageux. Son expédi-tion , ou son invasion dans la La-conie , avoir pour fín la ruine dupays de Lacédémone.
Ort ne peut pas dire la mêmechose de Pexpédition de CharlesGustave dans la Pologne, 11 1*traversa d'un bout à Pautre à htête d’unc belle armée. Rien deplus brillant que ce qu’il ixt. 11remporta plusieurs grands avanta-ges , & gagna même une batailleprès de Varsovie. Perpétuellementsuivi de Penncmi dans toutes sescourses, qu’arriva -1 - il ? II entradans la Pologne , à Ja tête d'unearmée nombreuse , & sortit trèsdébifé, dit M, le Cheyalier Fo-lard , & réduit à rien , fans avoirgagné un pouce de terre dans unpays , où il n'y a aucune Placeforte , que dans des lieux, où ledéfaur des vivres , & des magasinsnous rend les sièges impossibles ,& ces Places ne pouvant être sou-tenues , nous deviennent entière-ment inutiles pour être trop éloi-gnées de nous.
Charles XII. éprouva la mêmechose , & fut plus malheureux queCharles Gustave. Tome son ar-mée périt dans ce pays, & à l’en*