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Jes Caporaux, comme on ;*s dítci-dessus , font préparer les Sol-dats. A rassemblée , tous les Offi-ciers sc trouvent à ia tête de leurscompagnies pour les y contenir,&empêcher qu’aucun ne s’écbappependant lc mouvement du déezm-pcment. Chacun rassemble sonéquipage: on nc doit rien oubliersur le terrein , ni armes ni usten-siles : on éteint exactement lesfeux , & il ne doit y avoir aucunedispute à qui portera les outils,tentes & marmites.
C’est au Fourier de chaque com-pagnie de se charger du faisceau ,& manteau d’armes , qu’il prend,quand on bat rassemblée , & àsinisant les Officiers &. les Ser-gens mettent leurs compagnies enhaie » o il étoient les faisceaux ,sans déborder la ligne , & ils mar-quent leurs compagnies pour for-mer le bataillon k quatre de hau-teur , quand le Major l'ordonne »cn se réglant par ce mouvementfur les chefs de la brigade , la-quelle doit marcher tout à lafois fur un même alignement en-viron à quarante pas de son camp,où clic fera halte.
Soit qu’on marche par la droite,par la gauche ou par le centre del’armée » le Major de la brigadecommandée pour prendre ia têted'une colonelle , demande à l’Of-ficicr général chargé de la condui-te par quelles divisions il ordon-ne qu’on rompe les bataillons ,qui doivent la former. Quand Tor-dre en est donné , les Majors sele communiquent promptementd'un régiment à Tautre, afìn quequand la brigade de la tête faitrompre le* siens , les autrespuiíîèm exécuter le même mouve-ment , & que la ligne qu’eliesformoietu ensemble fou repliée enfliêmetems.
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ta brigade d’une colonne em-ployé toujours cent travailleurspour faire les ponts nécessaires ,pour ouvrir les chemins, & fe fa-ciliter les paslàgcs le long de f»marche , qui fe fait, si le terreinle peut permettre , par quarts derangs , comme étant la plus belle&• ia plus aisée. Si le teriein vientà se rétrécir,on.dédoubíe les rangs,& on ne marche plus que par de-mi-quarts » dans Jes déssés on fecontente de marcher par compa-gnies.Mais de quelque façon qu'unecolonne marche , la compagniedes Grenadiers & le piquet , oudeux piquets au défaut des Gre-nadiers , font toujours deux pelo-tons séparés, pour marcher T unà la tête, Tautre à la tête de chaquebataillon.
Les Capitaines & les fous -Lieu-tenans , shl y en a , marchent à latête de leurs compagnies,!es Lieu-nans à ía queue ; cc les Sergens rTun à Taile droite du premier rang,Tautre à Taile gauche du dernier;nul Officier ne doit quitter fa di-vision , fous peine d’être privéd’appoisttemens pour quinze jours.Ils font tous également responsa-bles des Soldats de leurs compa-gnies qui pourroient s’écarter.Ainsiils obligent ceux qui ont besoin desonirdes rangs,de laisser leurs fu-sils à leurs camarades ,Sc ils ordon-nent à un Sergent, Caporal, ouAnfpeiïàde de la compagnie , derester avec eux , pour les faire re-joindre au plutôt.
Les Officiers Majors alternati-vement doivent fe porter par-tout de la tête à îa queue de leurrégiment, pour voir s’zl marchedans un ordre convenable , & sisuivant les occasions qui le de-mandent , les Soldats conserventleurs rangs & leurs distances; siles Officiers sont à leurs postes,