attentions convenables pour con-1tenir leurs compagnies pendant lamarche.
Le jour du départ d’un régi-ment, les Officiers Majors doiventêtre fur pied de grand matin ,pour avoir Pceil à tout ce qui sepasse dans leur régiment , princi-palement pour faire assembler lesdétachemens , donner Tordre auxOfficiers qui les commandent, &les instruire de ce qu’ils ont àfaire » auílì-bien que ceux qui fontcommandés pour conduire lescharriots êc les équipages qu’iìsfont partir à Theure ordonnée.Ils doivent se trouver à Tasièmbléebattue aux cazcrnes de leur régi-ment , pour le faire assembler enbon ordre , Sc envoyer chercherles drapeaux à Theure marquée.L’heure de marcher étant venue ,ils doivent le conduire & le met-tre en bataille fur la place ordi-naire où ils font former le pi-quet.
S’il y a quelque Soldat crimi-nel dans les prisons que le Com-mandant de la Place aura trouvéà propos de leur faire remettre,un Officier Major escorté par unSergent & quelques Fusiliers, doitaller pour le recevoir avec un or-dre du Major de la Place pour lefaire sortir , & ensuite Je con-duire , mains liées , à la tête durégiment , pour marcher après lacompagnie des Grenadiers, gardépar le détachement qui en auraété chargé. Quand le Comman-dant a dit dans quel ordre il veutdisposer sa marche , le Major lecommunique aux Sergens , asinqu’ils marquent promptement lesrangs , soit par compagnie , soitpar division.
* DEPART desEclopés. Quandun régiment a ordre de partir, onindique à Tordre » la veille du dé
pare , le rendez-vous des Soldatséclopés , & à quelle heure ils doi-vent partir ; ils marchent d'avancefous la conduite d’un Officier 3cd’un Sergent ; on les meoc asièzdoucement pour que le moins al-lant ne reste point derrière. L’Of-íîcier à leur arrivée rend compteau Commandant de ce qui s’estpassé pendant la marche.
* DEPART des bagages. UnSoldat par compagnie dTnfante-rie , avec un Officier Sc un Ser-gent , marchent avec les bagagespour empêcher les désordres. Dansla Cavalerie , un Maréchal des lo-gis marche avec un Cavalier dechaque compagnie.
On fournit pour le transportdes malades & convalescens d’unbataillon qui fait route , jusqu’àcinq charriots ou charrettes , atte-lées chacune de quatre chevaux : oncn fournit trois par régiment dedeux escadrons , & quatre par ré-giment de trois. Ces voitures doi-vent être payées avant le départ dela troupe , à raison de vingt soispar cheval : en Flandre on les-payeà raison de trente fols. Le poids sixéde chaque charrier attelé de quatrechevaux , est quinze cens livres ,soit bagages ou malades.
Les voitures pour le transportd’un nouvel habillement, ou degrosiès réparations à faire, fontordonnées par augmentation parleslntendans ou Commissaires desguerres.
Dans les Provinces où les voi-tures à roues ne font pas asièzgrandes pour porter le poids sixé ,Sc dans celles où elles ne fontpoint en usage , le louage des pe-tites voitures , ou des bêtes debats & de somme, ordonnées parles Intendans pour équivaloir lenombre des charriots réglés parSa Majesté , est payé fur le pied