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Pinventaire d’armemem » & véri-fie si tous les articles íont rempliscn quantité & qualité, soit en na-ture ou en consommation. Tousles agrès font portés dans le ma-gasin particulier du vaiílèau dansTordre prescrit ; & il ne reste dansle vaisseau , que les cables néces-saires à son amarrage.
DESARMER un canon : Cestcn ôter le boulet.
DESARMER un vaisseau : C’estlicencier les Soldats &. ('équipagequi le montent, & mettre son équi-pement dans des magasins.
DESARR1MER : C’est chan-ger Tarrimage , ou l’arrangementqu’on avoir tait de la charge.
DESCENDRE La tranchée :Lorsque les troupes qui doivent re-lever la tranchée arrivent , cha-que Major doit donner très-exacte-inent la consigne à celui du régi-ment qui vient relever le sien, &Finstruire de tout ce qu’il y a àfaire pour poster fa troupe , com-me auíli de tout ce qui s'est paílèpendant les vingt - quatre heuresqu'il y a été , & de toutes les pré-cautions qu’il croit convenablespour le bien du service. Ainsi àmesure que les troupes fraîchesprennent possession de tous les pos-tes » celles qui font relevées , des-cendent & vont se former en ba-taille à la queue de la tranchée ,d'où l’on les met en ordre de mar-che pour retourner au camp. Quel-quefois en montant ou en descen-dant ia tranchée , on fait baisserles drapeaux , 2 fín que Pennemine hache pas à quelle heure ellese relève : souvent on ne s’encache pas , cn forte qu'on exécutefur cela les ordres des Officiersgénéraux qui commandent pourlors.
DESCENDRE une rivìere :Csest naviger fur une rivière,
en suivant son cours. Descen*dre un vaiílèau d’une rivière,c'eít le faire sortir de ía ri-vière ou du port. Descendre quel-qu’un à terre : il est défendu surpeine de la vie de couler à fondles vaisseaux pris , & de descen-dre les prisonniers en des iflesoucôtes éloignées , pour celer kprise.
DESCENTE» ou pajfige dufossé. Les anciens avoient une par*ticuliere attention à retarder & àchicaner le passage ou la-descentedu fossé des Places assiégées. Ils'avoient des moyens infinis & desruses admirables pour exercer Japatience des ennemis ; & les His-toriens nous fournissent des exem-ples en foule que le passage desfosiës secs, comme celui des fosséspleins d’eau', étoit très-difiieile &très * dangereux, & qu’on n’avan-çoit pas beaucoup , lorsque ceuxde la Place se m- renient cn tèted’y apporter des obstacles, qu’onne surmontoit qu’avec des précau-tions & une perte de tems» quitournoient toujours à l’avantagedes assiégés ; ce qui produiloit sou-vent le salut d’une Place.
Sans chercher des exemples tropéloignés , il ne faut,pour s’en con-vaincre , dit M. le Chevalier Fo«lard, que rapporter les obstacles quîle Marquis de Goéíbriand opposaauxassiégeans au liège d’Aire,queceGénéral défendit avec tant dc va-leur & d’imelligence. Les chica-nes des anciens dans les fosses secsétoient infinies. Les assiégés,com*me les assiégeans , y faisoient destravaux immenses & fort surpre-nons.
I!s employoient des Balistes detoutes efpeces qui lançoienr desfaisceaux de siéches enflammées,& des traits d’une grosseur ex-. traordinaìre , garnis d’artifïce, &