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qui ont la hardiesse de lever lamain sur leurs Supérieurs ; ceuxqui voient leurs camarades , & au-tres ; ceux qui introduisent desfemmes de mauvaise vie dans leParc ; ceux qui n'ont point étrilléleurs chevaux , qui jurent & blas-phèment , sont punis selon lesfautes plus ou moins grièves qu’itsont commises. Pour les légeres ,iî n’y a qu’une amende pécuniai-re ; pour ie vol & autre crime decette nature il y a punition scionles Ordonnances du Roi.
DISCRÉTION , se rendre àdiscrétioniC'cít se rendre à la mer-ci du Vainqueur , par la confian-ce qu’on a qu'il usera bien de savictoire. ViElori se permittere ,nulli prcpojitâ coníizione.
Des Soldats qui vivent à discré-tion dans un pays, y vivent lansrien payer.
DISPOSITION de guerre : Ladisposition est le rang qu’on donneaux choses , suivant leur quantité,& leur qualité. L’ordre eít néavecle Monde , lequel au sortir du ca-hos reçut la disposition que nous yvoyons , & qui eit proportionnéeà fa fin.
Frontin traite de la dispositionuniverselle sous ce titre, de conjh-tuendo statu belli ce que nouspourrions traduire ainsi : de Lamaniéré de bien établir l'état dela guerre : c’est-à-díre d’établir &de concerter la maniéré de labien conduire , & de la bien gou-verner par rapport à la victoire.
On dispose avec un sage conseilla matière pour la forme , lesmoyens pour la fin , & les partiesfour le tout.
Le Conseil est la base des ac-tions. Voici des avis fur celatirés des Mémoires des Montecu-culi.
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Consulter lentement, exécutcipromptement.
Se faire une loi suprême du salutde farinée.
Donner quelque chose au ha*fard.
Profiter des conjonctures.
Donner de la réputation à sejarmes.
La disposition de la guerre estuniverselle ou particulière.
La disposition universelle re-garde la guerre en gros. Elle pres-crit une réglé générale pout ía fai-re, 8c ía dresse sur un plan avan-tageux.
II faut mesurer ses forces k lescomparer avec celles de Penncmi,comme un juge désintéressé com*pare les rasions des Parties dansune affaire civile.
Si la meilleure partie des for-ces consiste fc en Cavalerie , oncherche les plaines larges & décou-vertes.
Si on compte plus fur son In-fanterie, on cherche les monta-gnes &, les lieux étroits &. embar-rassa.
LTnfanterie est bonne pour lessièges, &, la-Cavalerie poune*batailles.
Si une armée est forte & aguer-rie , & celle de Pennemi foible,de nouvelles levées , fans expé-rience, ou amollie par Poisiveté , iifaut chercher les batailles , com-me firent Alexandre & Cé'ar *avec leurs armées de troupes vieil*les & victorieuses. Si Pennemi aPavantage en cela,on Pévite, onse campe avantageusement , onse fortifie dans des passages , onse contente d’empêcher lés pro-grès , & on imite Fabius Maxi-mus, dont les campemens con-tre Annibaî font les plus célébrésde Pantiquité. C’est par cette voie,& en temporisant , qu'il s'est ac-