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fanterie , il le distribue à TAide-Major de la Gendarmerie , s’il yen a dans la i'iace , 8c ensuite auxMajors de Cavalerie & de Dragonsindistinctement. l J our Yordre 8c ledélai! du service,i! commence parPcxpliquer à J'Aide-Major de laGendarmerie, & aux Majors desréginïens de Cavalerie & de Dra-gons , suivant leur rang.
Vorire ne se donne point ail-leurs que fur la place d’armes , àmoins qu’il ne fût néceilàirc deporter un commandement extraor-d.uaire aux troupes. Le mot desCitadelles , Châteaux , Forts &Réduits , est le même que dansles Vides auxquelles ils font atta-chés : c’est pourquoi celui qui y com-mande, envoie tous les jours pren-dre le mot du Gouverneur de laVille, ou de celui qui y com-mande,
* ORDRE â Varmèe. II sedonne sur les trois à quatre heuresaprès-midi. Lorsque les Majors debrigade Pont reçu du Major géné-ral , ils vont le porter à ieur Bri-gadier, & ensuite ils le distiibuentaux Majors des bataillons qui fontde leur brigade Ceux - ci vont leporter à leur Colonel ou Com-mandant » «Sc reçoivent de lui lesordres particuliers qu'il a i don-ner pvmr le détail du bataillon :ils le distribuent ensuite aux Ser-gens , qu’ils assemblent en cercleà la tête du camp. On renouvelletous les jours , ou tous les deuxjours, du moins on le doit faire,les défenses à Yordre. Les Tam-bours battent la retraite au mo-ment que le Soleil se couche , &les Sergens ont un grand foin defaire bien éteindre les feux danstout le camp.
* ORDRE que l'on donneà la tranchée. Vers le soir le Ma-jor du plus ancien régiment doit
aller prendre Yordre de TOssiciergénéral qui commande Patraque,pour le distribuer aux autres Ma-jors , qui vont ensuite le ponçr àl’ordinaire à Jeur Commandant &aux Sergens dc leur régiment. Ilsne sçaurojeni avec trop d'exactitu-de leur recommander ce qu'ils ontà exécuter, sur - tout d’ètre rrès-alertes depuis minuit jusques augrand j mr , & que les Soldatsaient toujours leurs armes entreles bras.
ORDRE de bataille , est unedisposition des bataillons 8c desescadrons d’une armée , rangée furune ligne , ou fur plusieurs , selonla nature du terrem. Ce qui setrouve sur ce sujet dans rHiítoiresacrée r.c fournit pas suffisammentde quoi montrer l’accroisièmentque prit par succession de temsi’Art militaire. Ce n'est que dansles premiers Auteurs Grecs , telsqu’Hérodote 8c Xenophon , qu'oncommence à voir des arrangemensméthodiques pour des combats. Ledernier de ces Auteurs nous don-ne aux Livres VI. 8c VII. de faCyropédie » un aflêz ample détaildc la bataille de Tymbara , queCyrus gagna fur Crésus , Roi desLydiens , 8c qui est mémorableen ce qu’eile donna occasion àrétablissement de TEmpire desPerses, fur les débris des Royau**mes d’Alfyrie 8c de Lydie.
On von qu’alors l’ufage étoitdétendre beaucoup le front d'unearmée, de la mettre en bataille furune seule-ligne , fans laisser d*in-tervalles sensibles entre les Corps.L’Infamerie occupoit le centre dela ligne , & la Cavalerie la ter-minoit , tant fur la droite que furla gauche. Au-devant de cette li-gne , formée de trente files dehauteur , ou de trente rangs deSoldats, ces rangs mis les uns