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Tome troisieme.
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dats d'un bataillon qui s'cst dégar-ni de son feu » est de s’arretertl’abord pour recharger. Si dansce rems Pennemi continue de mar-cher à lui , & le charge , il estpresque certain que les Soldats fetrouvant affoib'is de leur feu, re-culent , fe mettent en désordre ,& souvent prennent la fuite , mal*gré la bravoure de leurs Olíiciers,qui font obligés de fe sacrifierpour soutenir seuls PeíTort de Pen*hemi.

L’attcntion des Officiers doitdonc être d’empccher les Soldatsde tirer : c'est ce que le Major nesçauroit assez leur recommander ;& pour leur en donner moinsd'occasion , il faut éviter dc leurfaire présenter les armes , ni deleur faire faire aucun mouvementqui les mette en état de tirer fanscommandement ; ce qu'il ne fautfaire qu'i bout touchant. Néan-moins on est quelquefois obligéde faire tirer quelque peloton , soiten marchant ou dc pied ferme ,ou même !e dernier rang en en-tier , en faisant mettre genou cnterre aux trois premiers pour s’enservir \cs uns après les autres ,soit pour gagner du terrein , soitpour se retirer : mais c'est auCommandant à juger de ce qu’ila a faire scion Poccasion.

Une chose à laquelle il faut queles Majors redoublent d’attcntion ,c'est de mettre dans Pcsprit désOfficiers, que, quand ils font à latête ou h la queue de leur batail-lon , ils doivent toujours 'aligner,cn observant que la droite & lagauche jettent un coup d'ceil versie centre , & que le centre se ré-glé sur la droite & la gauche ,tant en marchant qu’arrêté ; queles Sergcns qui font fur les ailes ,ou rus divisions, contiennent tou-jours les Soldats dans leurs rangs

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fans parler, & fur-tout lorfqu’onfait les quarts de conversion.

Le Major n'a point dc postefixe. 11 doit être , autant que fairese peut , au centre du bataillonj?rès du Colonel , pour recevoir &faire exécuter ses ordres , se por-tant avec une activité extrêmepar-tout où le plus preíïànt besoinle demande , tant pour rallier lebataillon , que pour le faire refor-mer & le remettre à la charge ,soit pour prendre un bataillon en*nemi en flanc , en le débordantavec une compagnie de Grena-diers , un Piquet, ou une man-che , manœuvre qui fait absolu-ment plier le bataillon qui est prisen flanc , soit pour éviter quePennemi ne déborde le sien parla même manœuvre en lui oppo-sant une force égale , & enfinpour faire faire tous les mouvemensque son habileté lui suggéré » avecPapprobation de son Commandant,tant pour attaquer que pour se dé*fendre.

Des Colonels qui n’ont pas uneexpérience consommée , quoiqueremplis de valeur » font tres-beu-reux , quand dans des occasionsépineuses ils peuvent être aidéspar un Major qui sçait prendreson parti sans hésiter. Ainsi unbon Major , jaloux de fa gloire ,zélé pour le bien du service &P honneur de son régiment, sup-plée aux choses auxqoclles sonCommandant pourroit manquer,d’autant plus qu’étant à cheval ilpeut mieux qu'un autre voir cequi se pasiè , & prévenir ou ré-parer 1c mal. Si le régiment aplusieurs bataillons , il doit avoirl'œi! à tous pour les faire manœu-vrer également, après avoir char-gé les Aidcs-Maiors des autresbataillons de fe régler fur les mou*vemens qu'il fait faire au premier.