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Tome troisieme.
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îcs mouvemens des ennemis,pour icn donner avis au Prince & i\ IonGénéral. L'armée ennemie mar-che près de fa Place ; il veut, pouríçavoir où St comment elle cam-pera , faire des prisonniers, pouren apprendre quelque chose departiculier , St 1 c faire íçavoir. '

11 a ordre de faire sortir unconv-oi de la Place , pour joindrel’armée : comme Paílènìbléc de ccconvoi ne peut être inconnue àPennemi, il faut qu'il cn assure lechemin jusqu'à portée de Parmée ;& pour cela il fait sortir des Par-tis » qui fouillent le pays par le-quel le convoi doit passer, quishnforment des habitans du pays»St qui après avoir donné avis detout cc qu'ils ont appris, s’cmbos-quent en quclqus lieu marqué pourprotéger le convoi.

Si le Gouverneur a ordre d'éta-blir des contributions » il fautpour cela qu'il salle craindre fagarnison , &. fasse pénétrer toutle pays par de gros Partis, pourPétablisicmenc de la contribution.Enfuue suivant qu’il íe trouvecraint, il fan sortir de petits Partisfeulement, pour Pexactuude despayemens , & pour íçavoir ce quiJe passe dans le pays ennemi.

Les Partis volontaires qui sor-tent des Places, étant de mêmenature que ceux des armées, &ayant le méme objet , on n’enparle point.

La hardieílc* du Partisan qui at-taque , décide prelque toujours dusuccès entre Partis à peu prèségaux , en pleine campagne , &. faconduite , pour être bien embus-qué & pour surprendre Pennemiqui s’engage dans Pembuscadc fansprécaution , en assure la réussitedans un pays couvert & rempli dedéfilés.

Un jeune homme , de quelque

Tomt lll,

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qualité qu’il soit , qui veut sçavoirà fond le métier de ia guerre , nedoit point tenir au-delîous de luid'aller cn Paitì » soit à pied , soità cheval avec les bons Partisansde . l'armée » & de s'tn faire ai-mer , asm d’apprendre d’eux cettedjpcce de guerre , pour se rendredans la fuite capable de Pordonnerà propos, lorsqu'il sera parvenuau commandement.

Une armée ne peut être aver-tie des mouvemens de celle desennemis de trop de maniérés dif-férentes. Quelque quantité d'es-pions qu'elle ait au-)iehors , com-me les uns pourroient avoir étédécouverts, & les autres empê-cher de revenir donner des avis,à cause que Pennemi auroit avan-cé un Corps pour couvrir son mou?veinent » il cil toujours très-miied’avoir continuellement des Par-tis dehors , composés suivant lanature du pays qu’ils pénètrent,Stpar lesquels Je Général est avertide ce qui se pailè à toute distancede son camp.

La méthode des Allemands,poucla fureté de leurs Partis » paroîtfort judicieuse, lìs font soriir degros Corps de Cavalerie , lorsquel'armée le trouve dans un paysouvert. Ces Corps par leurs for-ces peuvent s’avancer lans risque,lís ponsient ensuite dc petits Par -tis devant eux , que les nôtres nepeuvent guercs repousser , parcsqu’ils se trouvent soutenus.

Par l’Ordonnance du 30 No-vembre 1710. nul Parti d’Infante-tetie » Cavalerie ou Dragons , nepeur sortir des Places, qu’avcc ustPasseport du Général de l’armée ,ou du Gouverneur, 011 Comman-dant de la Place. Z! ne peut êtrecommandé que par un Officier',avec caractère &. commission deSa Majesté , & ne peut être en