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Tome troisieme.
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elle est en marche. On le faitavec un Corps de Dragons , afìnde prévenir l’ennemi parla dili-gence de ia marche. On le peutraire aussi avec cl c petites pieces decanon X. des charrettes d'outiis ,fi c'cít pour un défilé.

Si c’est pour une riviere , onajoute un nombre suffisant de pon-tons, Si la riviere clt guéable , &<]u’on ait pu mener avec assez dediligence un Corps d’Jnfanterieavec des Dragons , on paflè brus-quement cette Infanterie de l'ali-tre côté , avec des outils pour s’yretrancher, & alltìter la tête dupont , afin qde ìe'pxjsàgi se puis-lb faire sûrement &. commodé-ment.

Le pasage d’unc riviere se faitde deux façons , ou'de surprise ,òu de vive force.

Dans le premier cas , on enga-ge par ses mouvemens i'eniiemi àle porter dans les'ltctiît éloignes ,de celui où l’on prétend palier ,& alors il faut éviter de lui don-ner dc la jalousie fur têt endroit ,lbtt en lui dérobant ses 'contre-marches , soit en lui cachant soi-gneusement le transport de les ba-teau.-;.

Dans I’autre cas , il faut par lechoix du terreiu se rendre maîtrede la rive oppoíée. Pour y réussir,il faut que le terrein commandecelui de ['ennemi, & choisir au-tirnt que l’on peut un endroit oùles barques & bateaux puiíïèmêtre à couvert de quelques Isles ,&c.

Les lieux où la riviere forme unangle rentrant sont les plus pro-pres , parce qu’il est plus fa'cile d’ydisposer îles batteries , de façonqu’elies fassent un feu croilé furPâture bord. Quand par le feu dcces batteries, qui doit être supé-rieur L celui de l’ennemi , on l’a

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obligé de quitter la rive , on fai cpasser un nombre assez considé-rable de Grenadiers , & outrestroupes d'élite dans des baiques ,pour foûrcnir , à ia faveur du feudes batteries , ie premier choc dcl'enncmi.

Dès que ceux-ci ont pris terre ,les barques retournent chercher dcnouvelles troupes , tandis que lesTravailleurs protégés par le feude ceux qui ont paflë, levcnt de laterre pour s'assiìrer dans lc poíte.Dès qo'rl commence à ure en étatde défense , & garni cfaslèz detroupes, pour $’y maintenir , oncommerce le pont. On étend Scon perfc&onne ensuite i’ouvragede la tête , qui ne sçauroit êtretrop fort.

lAirmée doit marcher peu derems après je Corps détaché pouccette expédition , afin qu’il ne foiepas trop dc tems lans protection ,ctant à présumer que l’ennemi feraun tffor^coníidérable pour battrece détachement, & se garantir desinconvénicns dans lesquels il pour-toit tomber, fi l’armée passoit fansopposition cette riviere ou ce dé-filé.

Le pajszge d'une grande rivie-re heureusement exécuté par lemoyend’un pont, cild’unc gran-de utilité , quand il porte une ar-mée jusqu’à un défilé dont la pos-session donne la tranquillité à desquartiers séparés, que l'on veutfaire prendre aux troupes. Nousen avons un exemple dans ce quefit M. le Maréchal de Turenne en1672.

Ce Général sic faire un pont àVefelavectant de diligence > queton armée pasià cette riviere , fansque f Electeur de Brandebourg pueavoir ic tems de rassembler sesquartiers , qu’il leva avec aflèz deconfusion,& qu’il sit marcher fé