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Major de brigade ne voulût y mar-cher lui-même. 11s ne sont pasobligés de marcher avec leurs Co-lonels , & ce n’est que par purehonnêteté, lorfqu'ilsle font. Cettefonction regarde les Aides*Majors,qui marchent aussi avec lesLieute-nans-Colonels , ou Commandansde bataillons : leur devoir elì d’ac-compagner leurs chefs, & de faireexécuter par le» troupes les ordresqu’ils donnent pour empêcher lesdésordres , qui n’arrivent que tropsouvent dans les détachemens »par la tolérance ou ^inapplicationd u Commandant ou des OfficiersMajors.
Quand le régiment de s GardesFrançoifes arrive au camp » i» y acinquante hommes de piquet k latête de chaque bataillon » cent pasdevant, avec leurs armes , ou ilsrestent deux heures, asin que lecamp ne demeure pas fans Soldats,tandis qu’on va à la paille. Aprèsces deux heures expirées , ces cin-quante hommes de piquet onc leursarmes en faisceau à la droite dechaque bataillon , & ne sortent,pour se mettre en haie, que pour leGénéral seulement, & ils se met-tent fans armes dans ('intervalle »& à la droite du bataillon » à qua-tre de hauteur, le premier rangne débordant pas Palignement desSoldats. Quand même Sa Majestéseroit à l'arçnée , ce Piquet neprend pas les armes ; ii se metseulement en haie pour elle , com-me pour un autre Général.
* Daas les parcs d'artillerie ily a toujours un certain nombrede chevaux d’artillerie tout en-harnachés, & prêts à marcherpour les occasions subites & im-prévues ; c’est ce qu’on appelle Ustheviux de piq un.
PIQUE T, ou fiche, est unbâton pointu qui, parmi ses diffé-
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rens usages , sert à marquer sur leterrein les angles & les principa-les parties d’un ouvrage de guerre,quand l’Ingénieur manie le cor-deau pour tracer un pian. Ces sor-tes de piquées ont le bout garnid’une pointe de fer. II y a dégros piquets de bois que l’on lardedans les fascines , & que l’on faitentrer pour entretenir & affermirles mêmes fascines , quand on lesemploie à faire un épaulemenr.O 11 se sert aussi de piquets pour ar-rêter les cordages des tentes ,quand les troupes campent. C’estce qui fait qu’on dit, planter lepiquet > pour signifier qu’on cam-pe ; & lever le piquet , pour direque l’on décampe.
* PIQUET : Châtiment mili-taire pour la Cavalerie. Sc les Dra-gons , comme les baguettes le fontpour l’Infanterie.
* PIQUEUR : C’est dans unattellier un homme préposé parl'Entrepreneur pour recevoir parcompte les matériaux , en garderles tailles , veiller à remploi duteins , marquer les journées desOuvriers , & piquer fur son rôleceux qui s’absentcnt pendant lesheures du travail, afin de retran-cher de leurs salaires.
On appelle Chaffavans les moin-dres Piqueurs , qui ne font quehâter les Ouvriers.
* PIQUICHINS : Les Histo-riens du tems de Philippe - Au-guste fonr mention de Soldatsnommés Piquichins. C’éioientdes especes de Goujats > ou dePaysans mal armés , qui l'uivoientles armées , & dont on se íervoitdans l’Infanterie.
PIQUIER : Soldat qui autrefoisavoir une pique pour arme.
* PIRAMIDE , ou Pyramide :Solide dont la base est un polygo-ne , & dont les faces sont des