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paration des ouvrages , & pourfaire des retranchemcns. On ypeut faire des écluses pour inon-der toute la campagne voisine :©n n'y mangue jamais d'eati.Quand on en veut faire 1c siège ,ìl faut à Pennemi beaucoup detroupes t à cause de Péloignementdes quartiers ; & si l'on attaqueces quartiers, Pasiiégé peut aisé-ment passer la riviere , & être se-couru par des bateaux.
Supposé qu’on l'attaque en mê-me rems par terre & par eau , ilfcut des armées ; ce qui coûtebeaucoup. Mais si la riviere sert àTassiégé, elle sert aussi à Passiégeantpour faire transporter ce qui estnécessaire pour un siège. L’enne-mi peut éjever des masses de terrepour commander dans la Place ,èc il se peut aisément couvrir con-tre le feu de la P lace , ayant de laterre en abondance.
11 y a beaucoup de Places si-tuées iur des rivières, qui n'en oc-cupent qu’un des côtés ; ou si ellesoccupent 1 autre , c’est par de pe-tits Forts ou des dehors peu consi-dérables , auxquels on communi-que par des ponts, & au défaut .par des bateaux.
II est avantageux d'attaquer cesfortes de Places le long des riviè-res , au - desiùs & au-dessous , ap-puyant la droite & la gauche furles bords du fleuve , & poussantune autre tranchée vis-à-vis à Pau-tre bord, tendant à se rendre maitre du dehors, ou d'occuper unesituation propre à placer des bat-teries de revers fur Poppoié auxgrandes attaques.
Comme les batteries de cette pe-tite attaque peuvent voir aussi lepont qui sert dc communicationde la Place à ce dehors , les gran-des attaques de leur côté en peu- Iyent faire autant ; moyennant ]
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quoi il est difficile que la Place ypuisse communiquer long - teins ;& pour peu que le dehors soit pres-sé , l’ennemi Pabandonne , ou n'yfait pas longue résistance.
Mais la chose n’est pas si aisée,quand àst une partie de la Ville ,ou quelque grand dehors, que Tonveut attaquer. C’est au Général &aux Ingénieurs de démêler cesdifférentes situations dc la Place ,fur lesquelles on fait & l’on doitfaire de bonnes & sérieuses réfle-xions , pour en tirer de grandsavantages.
On a encore égard aux rivières& fuiíseaux qui traversent une Vil-le , & aux prairies & marais qui ac-compagnent leur cours. Quandles terreins propres aux attaquesabouti/sent contre, on les avoisinede près , soit par la droite , soitpar la gauche. Par ce moyen onprolonge les Places d’armes jus-ques fur le bord ; on barre lessorties de cecôté-là. On met toutela Cavalerie ensemble sur le côtédes attaques qui n'est pas favoriséde cet avantage ; ce qui est u st.bien considérable , parce que setrouvant en état de se pouvoir por-ter ensemble à faction , elle pro-duit un plus grand effet que quandelle est séparée en deux partieséloignées lune de Paurre.
PLACE baffe , ou Casemate,Voye f CASEMATE.
PLACE haute , est la plus éle*vée des plates-formes d'une case-mate , & celle qui régné avec leterre plain du bastion , asin de lo-ger Je canon qui ,doit battre lacampagne ; car le canon des Pla-ces basics est destiné à battre dansle fosië.
PLACE-D’ARMES d’une atta*que ou d’une tranchée , est un postebordé d’un parapet ou d'un épau-iement, pour loger de la Cavale-K ij