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softs de la garde » fans embarrasserla tranchée.
5. De leur faire toujours fairefront à la Place sur deux ou troissangs de hauteur.
6. De communiquer des atta-ques de l’une à l'autre , jusqu'à ceque la deuxième ligne soit éta-
/ blic.
7. Elle fait encore i’effet d’uneexcellente contrevallation contrela Place , dont elle reílcrre & re-tient la garnison.
La seconde ligne doit être pa-rallèle à la premiere , figurée dememe , mais moins étendue devingt-cinq à trente toises de cha-que bout, & plus avancée vers laPlace de cent-vingt, cent quaran-te ou cent cinquante toises. Sa lar-geur & fa profondeur doivent êtreégales à celles de la premiere. IIfaut faire des banquettes à Tune& à Pamre , & border leurs som-mets de rouleaux de fascines pi-quetées , pour leur tenir lieu desacs à terre ou de paniers, jusqu’àce qu’elle soit achevée. On n’yfait entrer que des détachemenspendant qu’on y travaille. La tran-chée continue toujours son che-min jusqu'à ce qu'elle soit parve-nue à la distance marquée pour lauoisieme ligne, à laquelle on com-mence de travailler dès que ia se-conde est achevée , & avant mê-me qu'elle soit finie entiercment.Pour lors on fait entrer dans laseconde ligne les bataillons de lapremiere , & on ne laisse danscelle-ci que la réserve , qui est en-viron Ic tiers de la garde. Pendanttout cela le travail de la tranchéefyit son chemin de l'une à l’autre,jusqu’à la troisième.
Les propriétés de la seconde li-gne sont les mêmes que celles dela premiere. II n'y a point d’autredifférence > excepté qu'elle appro-
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che la Place de beaucoup plusprès.
A cent vingt , cent quaranteou cent quarante-cinq toises , unpeu plus ou un peu moins au-delàde la seconde ligne , on établit latroisième plus courte & moins cir-culaire que les deux premicres : cequ’on fait pour approcher du che-min couvert le plus près que l'onpeut 1 & éviter les enfilades , quifont là fort dangereuses.
De sorte que si la premiere està trois cens toises des angles lesplus voisins du chemin couvert ,la seconde n'en est plus qu'à centsoixante toises » & la troisième àquinze ou vingt feulement : ce quisuffit par le secours des demi-Pla-ces d'armes , dont nous parleronsdans la fuite,pour soutenir toutes lestranchées qu’on pousiè en avant,quand les batteries ont tellementpris l’ascendant sur les ouvragesde la Place , que le feu en estéteint, ou si fort affoib/i, qu’onpeut impunément le mépriser.
Mais si la garnison est forte &entreprenante , & que les batteriesà ricochets ne puissent être em-ployées , il faut s’approcher jusqu’àla portée de la grenade ; c'est-à-dire à treize ou quatorze toises desangles saillans. Comme les sortiessont bien plus dangereuses de prèsque de loin , il faut aussi plus per-fectionner cette ligne que les deuxautres , lui donner plus de largeur,la mettre en état de faire un grandfeu , & de pouvoir tirer par-des-sus , en pousiànt les sacs à terreou les rouleaux de fascines devantsoi : ce qui se fait en lui donnantun grand talus intérieur, avec unebanquette dans le haut de ce ta-lus.
C’est fur le revers de cette der-niere ligne qu'il faut faire un amasabondant d’outils, de sacs à terre ^k iij