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0 e la guerre, avoient pour maximede ne pas surprendre long remsl'ennemi* mais seulement autantqu’il falloir pour «'assurer la vic-toire 8 c empêcher qu'il ne se ral-liât. Ils avoient encore une autreraison , c'est qu’ils ne croyoientpas, au rapport de Plurarque, qu'ilfût digne d’un grand courage detuer ceux qui cèdent & qui ne sedéfendent pas. Ils oublièrent ce-pendant cette maxime dans la re-traite de Pyrrhus devant Sparte »dont ils poursuivirent l’arriere-garde avec tant de chaleur , quefans s'en apperccvoir ils étoientdéjà dans la plaine & fort éloi-gnés de leur Infanterie qui n'avoirpu suivre, lorsque Pyrrhus,qui ve-noit de perdre son fils Ptolomée »fit volte face , 8 c attaqua les Lacé -démoniens avec tant de rage qu’ilen fit un carnage effroyable.
Antiochus dans la bataille deRaphie contre Ptolomée , Roid’Egypte, Antiochus qui étoit un. grand Capitaine & qui fut dans lafuite un des plus dangereux enne-mis du nom Romain , tomba dansla même faute : car bien loin deprofiter de son avantage, il dispa-rut comme le vaincu, & abandon-nant son armée dans le teins quefa présence étoit le plus néces-saire , il rendit inutile ce qu’il avoitde troupes victorieuses pour cou-rir après des fuyards qui ne pou-voient plus nuire , ce qui lui fitperdre la victoire qui s'étoit d'a-bord déclarée pour lui à une desailes de son armée. Elle fut toutemile en déroute , & à peine eut-ille teins de se retirer 8 c de «'em-pêcher d'être coupé 8 c taillé enpieces.
C’est dans des conjonctures sem-blables » & contre des troupes bra-ves & aguerries & commandéesxar des Çíaefe exceller?* , qu’on
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doit user de prudence dans unevictoire qui n’est jamais a/iùrée ,lorsqu’il reste quelque Corps en en-tier ou de réserve ; car une ba-taille n’est pas gagnée pour avoir'vaincu à une aile & même à uncentre. II faut être toujours dansune perpétuelle défiance dans uneaction générale , & se garder tou-jours des Corps qui font encore enentier L qui tiennent bon : & cer-tes ce n’est pas fans raison qu’ondit qu’il faut faire un pçnt-d'or àson ennemi qui fuit.
Si le Prince Robert ou Rupeftavoit fait usage de cette maximedont il avoit tres - grand besoin,& qu’il eut fait une seule fois unseul pont-d'or aux Parlementaires*fous le régné malheureux de Char-les í. en 1644. la guerre eût étéfinie : mais le croira * t - on ? CcPrince , qui étoit neveu du Roi ,tomba trois fois & en trois diffé-rentes batailles dans une faute tou-te semblable à celle d’Amiochus :ce qui fut la cause des maux & desmalheurs inouïs de Charles. Dumoins si le Prince Robert se fûtcorrigé à la troisième, il eût répa-ré le mal des deux autres, & lesrebelles n’eusiènt jamais pu s’enrelever. Ces trois exemples fontsufiii'ans pour faire voir qu’il fauttoujours faire un ponr-d’or à sonennemi.
PONTÉ , bâtiment ponté , quia un pont ou tillac, qui porte cou-verte » qui n’est point ras»
PONTENAGE : C’est un droitque Je Seigneur féodal tire desmarchandises qui pasiènt fur les ri-vières , fur les bacs & fur les ponts.
PONT 1 LLES , ou cjpontilles ,en terme de marine , font des bâ-tons ou des pieces de bois qu’onmet debout fur le plat-bord, poursoutenir les pavois 8c les gardes-corps,