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treprife , ou un pays , pour Te rap-procher des lieux d’où on doit tirerfa suhsistance.
Ces sortes de postes ne doiventJamais être attaqués impunément.11 faut suivant leur force & leursituation , être muni de tout ce quien peut rendre révenement brus-que & prompt , parce qu’il ne fautpas feulement les enlever avec vi-vacité : mais il faut avoir compasséle tems de l’expédition , de ma*nicre qu'on ait celui de les détrui-se Sc de sc retirer sûrement oude les meure en état d’être conser-vés.
£n ces occasions on fe sert depétards, lorsque sennemia négligéde couvrir les barrières ou portesde quelques ouvrages extérieursqui soient hors d’infuUe,ou que lefront qu’on attaque est petit, Scpeut être embraflë , Lc les gensqui font fur les murailles ou rem-parts,accablés par un feu supérieur.La commodité du pétard pour sontransport est facile.
On peut aussi sc servir de quel-que piccc dc canon pour rompreles portes , ou emporter les paliílà-dfes & parapets , dont on pour-foit avoir couvert les portes , &qui n’auroient pas suffisammentd’épaislèur pour résister au canon.On fair aussi des cnlevemens parescalades , lorsque ces postes fontsimplement fermés de murailleshaítcs Sc fans flancs , lorsque lesSoldats qui font dans les postes ,fe négligent pour la garde de nuitdans les lieux où elles peuvent êtreescaladées, ou qu’iln’y a pas aíîêzde rondes.
On les enleve aussi en les atta-quant de toutes parts , quand cespostes ne font couverts que d'unsimple retranchement de terre , &quand 01V ptut ie faire avec uneyande supériorité de feu , ou cn
*» O r S*
surprenant des portes à la pointedu jour , lorsque ceux qui sont dansks postes les ouvrent , fans obser-ver les précautions prescrites enpareil cas, & qu’il fe trouve parhasard quelque lieu proche de cesportes, où l’on ait pu s'ctre embus-qué.
On les surprend aussi par uneintelligence, soit avec les habiran*peu affectionnés , & qui ont ob-servé que la garnison se néglige ,ou qu’elle est trop foiblc; soit parla corruption de quelques gens dela garnison qui livrent une porte àTennemi.
Nous avons plusieurs exemplesde postes emportés de vive forcependant les guerres de LouisXIV.M. de Luxembourg en 1671. pritun tems de gelée pour prendre furles Hollandois Bodengrave, maisque le dégel ne lui permit pas degarder. M. le Aîarquis de Feu-quiere fut en 1688. dans le.paysd’Anfpach avec huit cens hommesdc pied Sc neuf cens chevaux, sur-prendre Kreilsheim , dont il fit lagarnison prisonnière de guerre»L’année suivante le même Officiersurprit Neubourg sur Lcntz » pasiàla garnison au fil de Pépée& brûlala Ville en se retirant , asin quelesennemis ne s'y puffènt rétablir.La même année Lntzwahingen furLentz , eut aussi le même fort, &en 1690. le Château d'Orbaflàn àune lieue de Turin , fut surpris &la garnison faite prisonnière deguerre.
POSTES de campagne : Ce sontdes Eglises, maisons , cassines »censes, villages » grosses redoutes,où il y a asièz de monde pour te-nir bon , & attendre du secours.Jc ne trouve que M. jc ChevalierFolard qui ait traité de Vattaque &de la défense des maisons,soit dansles villages , soit cn pleine tain*