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Tome troisieme.
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^Officiers, & tomba sur Penne-túi , qui ne s'attendoit pas à unesortie si lourde , & sur-tout au mi-lieu <l'une nuit obscure, ou le cou*rage tient lieu du nombre. II lespasia presque tous au fil de l’épée.Les autres prirent le parti de fejecter par les fenêtres. Les Polo-noir tenteront encore une secondefois ['aventure avec la même dis-grâce,ce qui les obligea de fe retirer.11s fe contentèrent de bloquer lamaison , & d'attendre le jour pourvoir le parti qu’ils auroient à pren-dre.

Mais M. le Comte de Saxen'ayam aucun quartier à attendre ,avec quatorze hommes qu'il avoir,prit la résolution de tomber dansune dc leurs gardes , qu'il ne pou-voir manquer de surprendre & decharger l'épée à la main » & il feretira à Sandomir oh il y avoirune garnison Saxonne. Cette ac-tion de M. le Maréchal Comte deSaxe » qui n'étoit alors que dans fapremiere jeunesse , lui fit beau-coup d'honneur : c’est un Hérosque la France a enlevé à la Saxe& à la Pologne , & qui par sesbelles actions nous retrace le sou-venir de celles des Condé L desTurenne.

* POSTES avantageux. II y ade Part & de la ruse à faire quitterà l'ennemi un yofit avantageux.Le Duc de Mayenne n'ayanr pûréussir à forcer l'armée du RoiHenri IV. parce qu'elle étoit bienretranchée au Village d’Arques ,& qu’elle avoir communicationavec Dieppe , eut recours au stra-tagème. 11 affecta de décamper hlajourdine » & en apparence avectant de précipitation , qu'il laissadans le camp une partie de sesblessés , & beaucoup démunirions& dc bagages. Son intention étoitdc revenir brusquement sur ses

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pas , & de fe porter entre Dieppe& le camp d’Arques , pour ôterau Roi la communication aveccette Ville ,& ensuite pour l’inves-tir : mais le Roi l’ayant faic sui-vre par les Coureurs , & devinéson delTèin , le rendit inutile patla disposition qu’il fit de ses trou-pes.

En 1638. l’armée du Duc deSaxe - Veimar ayant assiégé Bris-sack , les Impériaux s’avance-rent pour secourir cette Place.Lc Duc de ’SPfimar de son côtéavec sc s Suédois & des Françoisjoints à lui alla au-devant des Al-lemands. Les deux armées se ren-contrèrent au lieu appellé îiiten-veir. Les Impériaux arrivés lespremiers s’emparerent d’une hau-teur , qui leur auroit donné toutl’avantage d u combat , fans unstratagème que le Comte de Gué-briant, depuis Maréchal de Fran-ce , & qui pour lors étoit Lieute-nant général dans l’armée Suédoi-se , proposa , afin de faire délogerl’ennemi de la hauteur. Ce strata-gème fut exécuté & eut sa réussite rce fut de faire mettre des Tam-bours & des Trompettes dans unbois voisin du lieu qu’on vouloiravoir. Au bruit que firent ces inf-trumens militaires , les Impé-riaux croyant être attaqués du côtéd’oti leur venoit ce bruit, y mar-chèrent; aulfi-tôt qu’ils eurent quit-té lent hauteur, le Duc de 'Weimars’cn saisit, & sçut par ce moyenlé donner sur l’ennemi le mêmeavantage, que celui-ci avtjjtd’abonleu sur lui.

M. de Turenne en r«yy, étoitcampé ptès de la Renchen , quile separoit de l’armée ennemie ,commandée par M. de Montecu-culii, & il vouloir forcer l’enne-mi à abandonner le pays qui estentre le Rhin & les montagnes duM rv