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Tome troisieme.
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foucc de sied quarrê , est un reotang’.e , qui a un pouce de base ,íur un pied de hauteur , % & quivaut par conséquent douce poucesquarrés. Pouce de toise cube est unparailélipipedc , qui a pour baseune toise quarrée & pour hauteurun pouce. Pouce de toise quarrée ,est un rectangle , qui a un poucede base sur une toise de hauteur ,& qui contient soixante - douzepouce* quarrés. Pouce de solive »cít un parallélipipede , qui a j ourhase un pouce quarté , & pourhauteur la toise ; ainsi un poucede solive ou une cheville est la mê-me chose.

* POUCE d*eau , mesure en usa-ge parmi les Fontainiers. C'estune ouverture d’un pouce de dia-mètre , qui doit fournir , selon>1. Mariotte, quatorze pintes d’eau,mesure de Paris, en une minute ,huit cens quarante pintes en uneheure , & vingt mille cent soixan-te pintes en vingt-quatre heures.Voyez ce que M. Béìidor dit à cesujet dans la première partie deson Archite&urç hydraulique , T.l.s. i;;.

POUDRE. La poudre est l'amedes plus fortes machines de guer-re ; il entre dans fa compositiondu salpêtre, du charbon & du sou-fre. 11 y a trois fortes de salpêtrenuque! l’on donne le rasinement:le premier s'appelle salpêtre dehoussage » c’est celui qui s’attacheaux murailles des granges » desétables , des caves Lc. autres lieuxsouterrains ; il se fait connoître enle mettant sur la langue , où l'onsent une petite piquure commed'un sel un peu foible ; le secondsalpêtre vient de certains paysétrangers, qui en produisent abon-damment , sur-tout certaines cam-pagnes des Indes où la terre ieproduit & dont il couvre la sur-

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face : c'est de ces endroits qudles Hollandois tirent le leur ; letroisième se rencontre dans lester-reins même des lieux souterrains,sur-tout si ce sont des endroits oùles animaux se retirent , lequel estcontracté par leur siente & leururine. On en trouve aussi dans ladémolition des maisons.

Lc salpêtre bien travaillé est lepremier corps & le plus essentielpour faire dc bonnepoudre : il nesuffit pas seul , parce qu'il brû.elans bruit,lans effort, & fans cetteimpétuosité que Ton voit à la poudre •

La seconde matière est ie sou-fre : il y cn a du gris , du jau-ne , & du verdâtre : le gris estnommé soufre vif, parce qu’il estcomme il sort dc la terre; ie jauneappellé soufre à canon , simple-ment à cause de sa figure » & qu'ilest déjà purifié de la terre la plusgrossière , est le meilleur de touspour faire de la poudre.

Lc charbon qui est la troisièmematière , doit être de bois de, Bourdaine , autrement Noirprun ,pour le meilleur; celui de saule estasièz bon , & meme celui de cou-drier &. d’aune. C’est de ces troismatières , que l’on compose la pou-dre : tout autre mélange la gâte,plutôt qu’il ne la rend bonne, tìumoins (uivant les diverses expérien-ces qu'on a faites, 8c les difïérenschangemens qu’on y a apportés.

On met trois quarts de salpê-tre ,& ì'autre quart est partagé en-tre le charbon &le soufre , en tellesorte cependant que le charbon íur—passe d’un tant soit peu ie sou re.Cette matière étant bien mêlée ,on la tire du mortier , & la por-tant fur un crible,on la presïè avecun rouleau de bois , par Ie moyenduquci la matière en passant parles petits trous du crible, se formeen grains , tels qu'on les voit; on