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générale de tout ce qui se trouveáe pieces dans la tranchée , dansles lignes d’approche , Sc dans lesautres parties du camp, ce quise pratique tous les jours. De*làil clt aisé de juger combien il feconsomme de munitions à plaisir.Au reste fa poudre est excellente ,comme il paroít par ie bruit, laforce Sc la longueur des coups.
• Pour bien •conserver les pou-dres fur mer il feroit à propos deles enfermer dans des coffres dou-blés ou revêtus de plomb : c'estune expérience faite par M. deGentien , Capitaine de vaisièaudu Roi.Cet Officier ayant fait dou-bler de plomb le coffre de striborddu vaisièau qu’il montoit, pouréprouver , si la poudre Si les gar-gousscs de parchemin s’y conserve-roient mieux que dans les coffresdoublés de planches , dont Phu-midité pourrit presque toujoursune partie des gargouslès Si affai-blit la poudre » il trouva après sonvovage quM n'y avoir de gargouslèsgâtées dans le coffre doublé deplomb que le tiers de ce qu’il y enavoit dans les coffres doublés deplanches. Ce fait est rapporté dansTHistoire de !'Académie des Scien-ces , année 1726.
POUDRE muerce t poudresour-de : Elle fe fau, à ce qu’on dic ,avec de la poudre commune , eny ajoutant du borax , & la pierrecalamine, ou du sel armoniac,ou des taupes vives calcinées ,oude la seconde écorce de sureau.
* C’est une erreur de croirequ’il y ait de la poudre muette ,c'est-à-dire qui ne saslè aucunedétonation , lorsqu’elle prend feudans un lieu enfermé, commedans un canon ou ailleurs, de for-te qu’clle s'ouvre un pallàgc , &chasse, par exemple, un bouletfans faire aucun bruit ; car toutle nàde frit que le bruit n'est
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autre chose , qu’une agitation dt?l'air dans un mouvement iubtc Scviolent ; il ne peut cesièr ou di-minuer qu'à mesure que le mouve-ment se ralentira : sur ce principe,on voir clairement, qt^’en ôtantl'activité de fopoxdre , on lui ôte-roît la force de se faite Jour atttravers des obstacles qu’on lui op-pose dans un canon,pusfqu’en ôtantces obstacles , comme dans un fu-sil chargé de poudre » fans bourreni boulet , il fe fait encore unedétonation. On peut étendre plusau long ce raisonnement » maisfans s’y arrêter davantage , il suf-fit de dire que c’est l'inventiot»des arquebuses à vent qui adonnélieu à ce faux bruit répandu dansle peuple qu'il y a de la poudrimuette , c’dt-à-dire qui ne failpoint de bruit dans un canon. Hs est trouvé néanmoins des gensqui ont cherché les moyens de fai-re une poudre muette, mais leurscompositions ne font que dimi-nuer le bruit au préjudice de la for-ce ; par conséquent ce feroit gâterla poudre sûrement, que d’y mê-ler d'autres ingrédiens que les na-turels.
•POUDRE fulminante . Onappelle ainsi une composition detrois parties de salpêtre , de deuxparties de sel de tartre , & d’unepartie de soufre > pilées & incor-porées ensemble j si on la metdans une cuillier de fer ou d’nr-gem fur un petit feu pendant unquart d’heure, ou une petite de-mi-heure,elie s’cnflamme , & faitune si grande détonation, qu’ungros de cette poudre fulmine » &fait prefqu’aurant de bruit qu'uncanon , ce qui lui a donné le nomde poudre fulminante. Elle a deuxeffets particuliers , différons deceux de la poudre à canon ; Pun ,qu’elle fait un si grand bruit fansêtre enfermée, qu'elle perce ,-pour