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Tome troisieme.
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Huand effectivement ce moule étant FTuidé par-dedans de la première I«erre qui avoir servi à le former, fSt qti’il ne reste plu, que ia cha-pe , qui doit donner l’impressionau métal , on le porte dans latoise destinée pour cela , on Jerecuit, on se seche avec force bû-che, allumées que l’on jette de-dans.

RECUL du canon , est un mou-vement en arriéré , qui lui est im-primé par l’activité Sc la forcedu feu , qui dans le rems de la dé-charge de la piece , cherchant unpaliàge de toutes parts chaste lapiece en arriére , & la poudre &le boulet en avant. Le recul ducanon est ordinairement de dixà douze pieds , 8c pour le dimi-nuer , & qu’il se remette de lui-«nême en batterie , on fait un peupencher la plate-forme des batte-rie, du côté des embrasures.

REDENS, ou ouvrages d scie ,font de, lignes ou des faces quiforment des angles rentran, &fortans, pour se flanquer les unesles autres. D’ordinaire le parapetdu chemin couvert est conduit parreians : l’on fait auslï des reiansdu côté d’une Place , qui regardentle bord d’un marais, ou d’une ri-vière.

Les lignes de circonvallation 8ede contrcvallation font aufli flan-quées de reians.

* REDENT, terme d'art : Onappelle reiens , dans un mur , oudans une fondation , plusieursrestants qu’on fait d’efpace en es-pace lorsque le terrein est en pen-te , pour conserver le niveau.

* REDENT , se dit en char-penterie d’une piece de bois , qui adeux grosseurs différentes , aprèsavoir été équarrie.

REDENS , terme de marine :

Ce font les entailles Sc dent, des

pieces , qui dans l'astcmblage en-trent les unes dans les aunes.

REDDITION d'une Place.Quand l’astiégé ne voit plus tl’ap-parence de pouvoir résister dansles retranchcmens qui lui restent,il fait battre la chamade par desTambours fur toutes les attaques .pour avertir l’asliégéant qu’il veuise rendre, & arborer le drapeaublanc. Dès-lors on cesse tous ac-tes d’hollilités de part 8c d'autre .8c l’on discontinue même les tra-vaux.

Les articles dc la capitulationdoivent être plus ou moins favora-bles à l’assiégé , selon qu’tl est plusou moins en état de faire encorerésistance. Ainsi on leur permetquelquefois de sortir Tambour bat-tant , mèche allumée , drapeauxdéployés, 8c avec un certain nom-bre de chatriots couverts , où ilsemmènent les Déserteurs de i’as-siégéant, quelquefois fans battrele tambour , ni déployer les éten-dards , 8c fans chatriots.

D’autrefois on ses fait prison-niers de guerre , 8c quelquefoisaussi on les contraint tle se rendreà discrétion : ce que son ne pra-tique qu’à l’égard des Places re-belles , qui ne se soumettent quepar l’impossibìlité de faire autre-ment.

C’est au Gouverneur de la Pla-ce à envoyer les demandes ou ar-ticles de capitulation par deux ontrois Officiers les plus qualifiés,qui servent d'Stages julqu’ò lareddition de la Ville , 8c c’est auGénéral à y ajouter ou retrancherce qu’il trouve à propos , 8c ileur tenir ensuite exactement saparole dans tout ce qu’il aura ac-cordé.

Ce qu’on a joute ordinairementaux demandes du Gouverneur , estque les assiégés ne feront en se