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ge , dont on peut disputer le ter-rcin pied à pied : lorsque les pre-mières défenses font rompues, onles fait quelquefois d'un fossé bor- !dé d’un parapet, & quelquefois ;la rftirude n'est qu’un arrange- |ment de fascines chargées de ter-res , de gabions, de barriques, oude sacs à terre, avec un sodé oufans fossé , avec des palissades oufans palissades.
* Lorsqu'on est obligé d'aban-donner la tête on le côié d’un ouvrage » ce qu'on ne doit taire quedans la derniere extrémité. U nefaut pas pour cela quitter l ouvragetout entier, il faut que pendantqu’il y en a qui combattent les en-nemis , d'autres travaillent aux re-tirades qui fe flanquent , Sc quiont au devant quelque petit fossé.II est de la science d’un Ingénieur& de I’honneur des Officiers &des Soldats de travailler à ces for-tes d’ouvrages : on éleve le corpsde cette retirade le plus haut qu’ílest possible, faisant delíòus quel-ques fourneaux pour la faire sau-ter » quand l’ennemi s’y est logé.
RETIRADE des Anciens :Cétoient de nouveaux murs pra-tiqués derrière les brèches. Inha-bileté des grands hommes de PAn-tiquué ne paroîc, dit le Commen-tateur de Polybe, nulle part dansun fi beau jour , que dans leurschicanes; en effet où nous capitu-lons aujourd’hui » c’est-à-dire à labreche du corps de la Tlace , fansl’avoir défendue » ni même mar-qué qu’on en eût la moindre en-vie , c'étoit où les Anciens fai-foiem le capital de leur défense.
Ces retirades , ou ces nouveauxmurs derrière la breche nétoientJamais, ou presque jamais paral-lèles à la muraille ruinée. Lesdeux extrémités tenoient aux deuxcôtés de la premiere muraille,
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lesquels restoient encore en entier?Lc nouveau mur étoit ordinaire-ment composé de poutres couchéesde plat , & rangées en échiquierles unes fur les autres, & de terremêlée avec des pierres entre lesvuides qu'elles laifloient, commeles murailles de Bourges , dontparle Célar dans ses Commentai-res , Sc Joseph dans son Histoirede la guerre des Juifs contre lesRomains » qui parle en plusieursendroits de ces retrunchemens deretraite.
j Les Anciens faisoient quelque-j fois ce retranchement de terre sou-tenue pár des fascinages au défautde poutres. Ils ne manquoient pasde creuser un fossé très-large &très-profond devant, pour obligerles assiégeans de l’attaquer avecrout Partirai! des machines & 3 cscérémonies qu’on pratiquoit contreles murailles les plus fortes. Ilsles construisoient quelquefois degros quartiers dc pierre fans chauxni fable.
Les exemples des murs inté-rieurs sont infinis dans î’HiftoireAncienne. La moyenne antiquiténe nous cn fournit pas moinsabondamment. Je n’en vais don-ner que deux , que l’Auteur ci-def-sus cité me fournit. Genghis-Khanen 1219. mit en œuvre tous sesbéliers pour faire une large brecheaux murailles d’Ottrar ;mais il trou-va de nouveaux retranchemcns, &
se vit au milieu de la Ville sansi savoir prise. II rencontra des chi-canes , Lc des coupures à chaquerue & dans les maisons mêmes,& les obstacles qui fe présentèrentcn ces endroits lui parurent plusdifficiles à surmonter que les mu-railles de la Ville.
Au siège dc Metz, attaqué parPEmpereur Charles V. cn 1552.lc Duc de Guise nc vit pas plutôt