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& qu'elle se trouve exposée su Feucontinuel des casemates de la Place.Néanmoins si la breche y étoitfaite , on pourroit y faire des re-tranchement en maniéré d’ouvra-ges à corne , a fin de la flanquer.
Si la breche est faite dans laface du bastion, comme il arriveOrdinairement , à cause que cetendroit n’est vu de ceux de laPlace que d’un côté , on y ferades retranchement en angle ren-trant.
On ne fait guères de breche àsangle de l’épaule , à cause quec'est la partie du bastion U plussolide & la plus exposée au feu dela courtine & du flanc opposé , &que les asiàillans venant à l’aflâut,y seroient battus de flanc & de re-vers, non-seulement du flanc sim-ple > mais encore des.casemates.Néanmoins s'il arrivoit qu’on fîtquelque breche , on y tirerait desretranchement en angle saillant &rentrant.
Dans tous ces différens retran-chement , on doit s’approcher leplus qu’il fera possible des parapetsdes bastions & de leurs ruines ,afin de battre en flanc & de re-vers , ceux qui viendroient à l’as-fijut, .& d’itre ì l’abri de leur ca-non.
Lorsque la tête de la breche esttellement découverte que le canondes sflàillans découvre tout le des-sus , on y prépare quelque fou-gasse , & dans le corps du bastionOn fait un retranchement.
* RETRANCHEMENS,fe dit non-seulement de ce qu’onretranche d’une trop grande piecepour la proportionner , ou pourquelqu’autre commodité , maispuílj des avances en saillies qu onôte des rues & voies publiquesppur les rendie praticables & d’a-ligoement.
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RETRANCHEMENS , en ter-me de fortification : C’est touteforte de travail qui fortifie un postecontre fattaque de l’ennemí. Ainsicc mot veut dire un fossé bordéde son parapet, ce qui est fa plusordinaire signification ; & il estpris aussi pour des fascines chargéesde terre , des gabions , des bar-riques , des sacs à terre.
On dit : une armée sç retranchesoys le canon d’une Place , quandelle est moins forte que celle dePennemi ; on fe retranche dansson camp , quand on attend durenfort ; on fe retranche dans unposte , pour s’y détendre , quandon craint d’y être insulté & atta-qué ; des Officiers qui trouvent àpropos de faire retrancher les pos-tes qu'ils commandent, s'ils n'ontpas le tems ou la commodité defaire faire un fosse bordé d’un pa-rapet » Sc ils se retranchent avecdes abattis d'arbres, des charret-tes , des tonneaux remplis de fu-mier ou de terre , des planches oumadriers , Sc s’il est possible, avecdes fascines ou saussiflòns pique-tés pour soutenir un retranchementde terre , & même si on le peut »on le doit sure fraiser Sc paliísa-der , Sc enfin employer toute sonhabileté à se mettre en état de s'ydéfendre vigoureusement, fans cou-rir risque d’y être enlevé. Dansces occasions on fait travailler lesSoldats en diligence , Sc mêmequelquefois pour Pexemplc, les Of-ficiers subalternes Sc autres » doi-vent y mettre la main avec viva-cité , ce qui fpit connoître leur in-telligence & leur bonne volonté.
Souvent on 1e trouve posté dansdes Cimetières, Châteaux & Mai-sons où il faut faire des répara-tions aux endroits insolubles : onne doit tien épargner. Tous lesOfficiais , comme ies Scrgcos St