jio RI
lidor concîut qcc la nfcmrere la pinsavantageuse Ôt !a plus convenableà faire agir ce rieetkecïii de mé-nager la direction du mortier , deforte que les bombes puifìcnt tom-ber fur la crête du chemin couvert,ou dans la Place d’arme* saillante ,moyennant quoi elles feront tou-jours un grand effort.
* C’est M. le Maréchal dc Vau*bfcn qui est l’invemeur du riro-cket , dont il commença à faireusage au siège d’Aih , en 1679.Ce ne fut pas fans peine, ditTAuteurdes Mémoires fur ce siè-ge, que M. de Vauban parvint àréduire Partillerie à battre à ries-chic à petites charges , dont l’ef-fet ne pnroiflòìr point aux yeux :mais ensin à force de fe donnerde la peine , on en vint à bout ;le grand éclat, le fracas , & lapromptitude du service avoít faitjufqu'alors tout le mérite dans lessièges, on changea ici de manié-ré : car il ne e’enest jamais fait,và il y ait eu si peu de bruit, &oh cependant on ait tiré si bonparti du canon, que Von fit dans cesiége-ci.
# La disposition des batteries ,pour tirer \ ricochet a des avanta-ges confidérab’cs, fut h maniéréde les placer fur le fVont attaqué ;car pour trouver les revers des ou-vrages attaqués, il faut fe setterbeaucoup à droite & i gauche desattaques , dont il résulte deuxavantages le premier est, que lescanons tirent par-deíliis les ouvra-ge* en les enfilant par plongées ,& ne leur donnent point d’inquiétude , ce qu’on ne peut éviter dartsles attaques Ordinaires ; & Je se-cond , q-ie les ennemis tirant deleurs canons aux batteries àrzVa*cket laisiènt la tranchée en repos ,laquelle fe conduit entre les feuxen fouie íûríté.
IL I
RIDE.AU , est: une petite immi-nence qoi régné en longueur furune plaine , L qui est quelque-fois comme parallèle au frontd’une Place. On dit fe cacher , Sccacher PInfanterie derrière un ri-deau.
•RIDEAU, tes anciens coa-vroient leurs tours & les ouvra-ges qu’ils élevoient avec des ri-deau», ou couvertures pour le»garantir des feux des assiégé» & descoups lancé» par leurs machine».Ces rideaux étoient composés d’untissu de crin & de peaux crues. Onn’avoit garde de les appliquer con-tre les tours , mais on fufpendoitces couvertures cn maniéré derideau à certaine distance, carbien qn’il paroisse dans la plupartdes Historiens qu’elles étoieni at-tachées & somme jointes 4 lacharpente , il ne fout pas le pren-dre au pied de la lettre. Ces ri-deaux ainsi disposés n’auroient ja-mais pu résister aux traits & auxpierres lancées par le» machines :au-Iietl ^u’étant suspendus J deuxpieds de -la charpente , ils rom-poient & amorrisiòient la force &la violence des coups.
RIDER UviHe s est la raccour-cir pat en-haut , avec des rides »<]di font trois pieds an-defibus d»la vergue , ce qui fe fait de grostems , pour porter moins de voile.Carguer k voile est la raccourcir parert-bas. On Ift ride, quand on croîtque le vent fe maintiendra long-tertis , & qu’il ne foudra pas chan-ger le» voiles , car la manœuvrede les rider est plus longue que cel-le de les carguer , & Ton amene I»vergue , potìr avoir plus de facili-té 4 rider la voile.
RIDES ou ris , terme de mari-ne , font de petites cordes qui fer-vent 4 roidir & 4 bander lés pkt»
greffes >& à rçççourdr ta toile „