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les Officiers & pour les Sergens, -asin de les rendre plus'cxacts à re-lever , ^ faire servir les jappes»
En obiervant cet ordre, commetous sont intéressés à ce travail ,il ne faut pas douter qu’il ne sepoujfë avec toute Ja diligence pos-îìole , & l’on peut estimer qu’ilspeuvent faire quatre-vingt toiseseu vingt-quatrc heures.
Au i'urplus , TIngénieur chargé<le les roder, 1c doit faire tous lesjours. II doit toujours laì/íèr desmarques sensibles à la fin de cha-que toile , & tenir registre dutout, afin que quand on veut levérifier , on le puisse faire fansconfusion.
Or quatre-vingt toises à 2 liv.la toise , font 160 liv. Retranchezle disicme , montant à 16 livres,■il réitéra pour les Sappeurs 144 li-vres, qui distribuées à vingt-qua-tre hommes , font 6 livres pourchacun , ce qui est un gain rai-sonnable. Ils ne gagneront guéresdavantage dans le courant du liè-ge , quoique le pris de la fappeaugmente à mesure qu’ils appro-chent de la Place , parce que le•péril augmente auífi ; car il est furque plus ils en approchent, moinsils son r d'ouvrage.
On □ coutume de payer quel-que chose dc plus que le prix deJa toile courante pour chaque cou-pure qu'ils font dans la tranchée,par la raison qu’il y a plus d’ou-vrage qu’ailleurs. Cela se peut ré-duire à doubler le prix de la pre-mière toue , & rien plus.
* Voyti pour ies disserentes es-pèces de sappes , Vattaque 6* ladéfense des Places par M. de Vau-tan , ies Elémens de U guerre desjïégcs par M. le Blond , les (Su-cres militaires, com. Ul.pag. 200.
* SAPl’ER : C'cit abattre parsous-œuvre , k par ic pied , un
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mur avec des marteaux, malles Sípinces ; ou mu-butte , en la che-valant Óí étréíillonnant pnr-deslbusavec des etais <k des dodes ,qu’onbrûle enluue par le pied pour faireébouler ; ou une ruene » par lemoyen d’unc mine. On nommefappe autant {'ouverture , que fac-tion de Japper.
SAPPJEUR , celui qui travailleâ la fappe. Avec les Sappeurs ondétaché momé d’Apprennfs , Scsuivant le nombre d’hommes quiest nécessaire pour ce travail, ou-tre les hommes de Royal artillerie,on en prend ,dans les bataillonsde l’arméc. On ne détache de Sap*peurs seulement aue le nombre né*ccslàire pour être à la tête des bri-gades, & conduire l’ouvrage. Ilsont íous eux les Apprentifs, &après eux les Soldats détachés deTannée : cela est conforme à TOr-donnance du 5 Février 1720.
Quoiqu'il y ait des Officiers pourexécuter les sappes , le Comman-dant doit s’y porter d’abord lui-mê*me. On doit avoir grande attentionque le Sappeur se couvre d’unmantelet ou d’un gabion farci ;qu’il pose les gabions & les dreíleadroitement avec la fourche , &le crochet de fappe ; qu’il continueà genoux un boyau de deux piedsde profondeur ; qu’il ait un pic-I boyau & une pelle à long man*
| che pour remplir le gabion ; qu’illaiílè un grand pied de relais en-tre les excavations & les gabions ,tííîn qu’il’» ne culbutent pas dansia tranchée , ce qui arrive aslèísouvent ; & enfin que les Scrvansaprès lui élargissent Si perfection-nent.
J’ai parlé i Partiels précédentde la construction des doublessappes » des traverses tournantes ,des sappes profondes fans gabions& fans blindages.