minuant dc haut en bas , commeon vient de le dire.
* SCALENE , terme de géo-métrie , qui se dit d’un triangledont les trois côtés & les trouangles sont inégaux.
* SCALME , mot Grec : C’estle oom de Tendron de la côted’un navire , fur laquelle on ap-puie les rames pour les mouvoir.
•SCELLER: CV.lt arrcteravec le plâtre ou le mortier despieces de bois ou de ter. Scellercn plomb , c’est arrêter dans destrous avec du plomb fondu » descrampons , ou barreaux de fer oude bronze.
SCENOGRAPHIE , vue ou as-pect d'une Place de guerre, est sareprésentation naturelle , telle quela Place nous paroît quand nousregardons par-dehors quelqu’unede les faces , & que nous consi-dérons son assiette , la forme deson enceinte, le nombre & la fi-gure de ses clochers , & 1c som-met de ses bâtitmns , tant publicscue particuliers.
t • SCHOENE : C’est le nomd’une ancienne mesure itinérairede Perle , contenant lorxante sta-des , ou deux parasanges.
•SCHOL1E: Discours quiéclaircit les doutes occasionnés parquelques obscurités qui ont puéchapper dans une proposition.On y fait voir aussi Tul'age de ladoctrine qu’on vient d’enlcigner.
• SCIAGE , í>ois de sciage :C’est celui qui est équarri, ou re-fendu par des Scieurs de long. Lessolives de bois de sciage nc sontpoint si estimées que celles de boisde brin.
SCIE : C’est une lame de ferlongue & étroite , taillée d’un descôtés par de petites dents. II ycn a de diverses sortes pour scierj* marbre, la pierre & le bois. 11
y a des moulins à scie , qu! par leiltseul mouvement scient des poutrespour faire des planches. 11 y ades scies à refend,e , des scies àdébiter, des scies à Lier de long»des scies nommées paJ[e-par-tout 9des scies à tenon, des scies à tour-ner , & scies à main.
SC1E-£MX)URRE , terme decommandement usité dans les bâ-umens à rames , pour obliger tousles rameurs à voguer à rebours ,c’est-à-dire en pouslànt la rameen avant, au lieu de la tirer à foipar le mouvement ordinaire.
SCIE VOGUE, urine de com-mandement pour revirer la gaieie;car alors pour seconder le jeu dutimon , tous les Rameurs qui íontfur une des bandes ou côtés » vo-guent en avant, &. tous les Ra-meurs qui font fur Vautre bande »voguent en arriére.
SCIENCE de la guerre : C’estune science immense : on ne peurs’y rendre habile que par une étu-de longue & pénible des différen-tes parties qui la compoient ; &quelque pratique que Ton en ait ,on ne parvient jamais , ou presquejamais , à la connoiílànce de tou-tes.
Les Anciens avoient de plusgrandes ressources que nous n’enavons aujourd’hui pour s’y rendrecapables. II y avoit dans touteTItalie de fameuses Académies »qu’on nommeit Champs de Mars »où tous les jeunes gens proprespour la guerre étoient reçus indif-féremment pour y être dresies &exercés aux dépens du Public. Ilsy apprenoient à faire des armes ,à monter à cheval, à tirer de Tare,à nager » à courir , à lauter , àvoltiger, à se retrancher, & tou-tes les évolutions d’Infanteric 8cde Cavalerie. Mais si les Romains, cxerçoient ainsi leurs Soldats, les