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feflènt en cela ies Romains, Onsuivit la' même méthode sous lespremiers Rois de la troisième race,quoiqtTimparfaitcment. L’art Mi*iitaire tomba en décadence depuisLouis le Débonnaire. Philippe Au-guste en fut le restaurateur.
Les premiers François à l’exem-ple des Romains , pour emporterbrusquement une Place , ne l'ai-soicm point de circonvallation »mais partageoient leur armée entrois Corps ; qui formoient chacunun cercle tout à l’encour, & in-vestissaient la Ville. En se prépa-rant à un aílâut, ou se prélentantà une escalade , ils étoient ìoûte-nus par leurs Archers &• Fron-deurs qui tiroient contre les Sol-dats des remparts, & montant àPefcaladc , ils se couvroienc deleurs boucliers.
Jufqu’à Philippe - Auguste , onnc íçait ii les François ont mis enusage les lignes de circonvallation& de conirevallatioti ; il n'cn estpoint fait mention dans nos His-toires. Les tours de bois furentfort en usage avant l’invention ducanon, ainsi que les Forts de dii-tance en distance dans les lignes,& ces redoutes se nommoíent bal-tides, & fous Charles VII. celas’appelloit assiéger par bastides.
Les élévations de terre liées avecdes fascines » soutenues par les cô-tés de claies & de troncs d’ar-bres , que les Romains appelloientâggeres , éroient aussi en usage sousPhilippe Auguste & ton successeur.Depuis Philippe de Valois ,à la fa-veur des targes ou pavois qu'onfichoit en terre par la pointe , &qui étoient à Pépreuve des fléchés,on faisoit avancer les machines& les tours de bois qui avoientdes roues ; on coostruiíoit des ga-leries dans lc fossé, pour attacher
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Je Mineur à la muraille, ou poutla rompre avec le bélier.
L’ufagc des anciennes machinesde guerre a cessé en France , louaCharles VII. c'est aussi fous ie ré-gné de ce Prince que l'on com-mence à voir distinctement l’ufagcdes tranchées.
De tout teins la résolution degsièges a été une affaire de cabinet.C'dt ia partie de la guerre la plusdifficile , elle demande beaucoupde mesures de d« circonspection.Le succès d’un siège depend du se-cret , tans lequel il est difficile deréussir ; des forces que l'on a furpied pour attaquer les Places desennemis , & pour défendre le»siennes ; de la disposition des en-nemis , qui, s'ils sonr réunis 8caussi forts que nous » peuvent em-pêcher de faire un siège ; dc Pétât•les magasins qui doivent être àportée des lieux dont on veutsVm-parer ; de la conjoncture des tems %car tous nc font pas propres àfaire des sièges , & l’hiver sur-tout on en fait le moins qu’onpeut ; enfin le succès d’un ségedépend des fonds nécesiàires àleurs dépenses. L’argent est le nerfde la guerre z fans lui on ne peutrien entreprendre.
Ces mesures prises de longuemain , font dirigées à loisir, &souvent font - elles interrompue»par l’ennemi, qui aussi fort , oudu moins autant, a de son côtédes desseins, entreprend fur de»Places, dont ìa conservation estimportante ; fait des courses, portela désolation dans un pays, pen-dant qu'on est occupé au sége d’unePlace , 8c le dédommage des per-tes qu’ii peut souffrir d’uilfeurs.Mais un Général habile, avant qued’être établi devant une Place qu’ilveut attaquer » prend toujours iîbien son tems que l’enncmi ne