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alors on Rappelle Sentinelle, UnSoldat en faction est si respecta-ble qu’aucun Officier ne peut lefrapper , à peine d’mterdiction.Yoye f SENTINELLE.
SOLDAT d'Ordonnance à iar-mée , est un Soldat de la vieillegarde qui vient au camp pour con-duire la nouvelle à son camp. LeSoldat d’Ordonnínce est auslï celui que le Capitaine de garde en-voie au Major de son régiment,asin que l’on puisse lui faire tenirles ordres que Ton pourra avoir àlui communiquer. C'est lei mêmeSoldat qui conduit le lendemainla garde qui doit le relever.
SOLDATS étrangers ou merce-naires , font différens des troupesauxiliaires. Qui voudrait > dit M.le Chevalier Folard , trouver To-rigine des Soldats étrangers , oumercénaires , & les premiers Roisou Républiques qui lé servirent deces sortes de troupes , ne serait paspeu embarrassé. II faut remonterbien haut , & percer bien loindans les siécles les plus reculés.Quels que puissent être ceux quis’en font les premiers servis, ilsn’étoient pas fort sages.
Un Etat qui use d’une telle po-litique ne sçauroit être de longuedurée , dit l’Autcur que je viensde citer. Si nous n’y étions pasaccoutumés, nous trouverions fortétrange que certaines Nations sevendissent i d’autres pour de ser-gent , & se si fient tuer pour vivre.Philippe, Roi de Macédoine ,dont les années n’étoient compo-sées que de ses propres sujets, di-foit de ces fortes de Soldats, qu’ilsn’avoient d’autre rné ier pour ga-gner leur vie , que de porter lesarmes pour ceux qui leur faisaientle meilleur parti ; que la guetteétoit leur paix , & la paix leurjuerre , c’est-à-dire , que lorsqu’ils
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ne l'avoient [ as dans leur pays ,ils l’alioient chercher dans un au-tre.
Les plus grands Hommes an-ciens & modernes , c'est-à-dire lespJus grands Guerriers n’ont ja-mais fait grand cas des troupesétrangères, quoique les Vénitiensse lervent de ces sortes de gensplutôt que de leurs propres sujets.Que s'ils s’en sont bien trouvésjulqu’ici par une especc de prodige,du moins fans aucune révolte con-sidérable, cela ne prouve pas*qu*ilsne puislent éprouver quelque jourun fort semblable à celui des Car-thaginois après la premiere guer-re Punique par la rébellion desSoldats étrangers , qu‘ils avoientà leur solde , qui les réduisirentphis d'une fois aux dernieres extré-mités.
Les Soldats mercénaires ne sontpas plus braves que les propres su-jets des Princes qu'ils fervent ,ioríque qes derniers font bien dis-ciplinés , car ceux-ci ont plus deraison de bien faire , que n’en ontles autres. On n'a pas vu que lesSui/Jès , du teins de François f.ayent mieux fait que ses propre?sujets, outre qu'il leur est arrivéquelquefois dc se mutiner, & dçrefuser le combat. Depuis ce tems-là on n’a rien vu de semblable.C’est de toutes les Nations la plussage , & la plus fidelle , & dont,les moeurs approchent le plus destems antiques
En général , continue notreAuteur , les Soldats mercénairescoûtent beaucoup pius & n’obfer-vent pas mieux la discipline mili-taire. Ils désertent facilemenrjorf-qu’ils craignent d'avoir affairecontre ceux de leur Na.-ion, oucontre ceux qui leur font allies.Les Gaulois ont été les premiersqui ayent fut métier de U guerre,