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tcus les endroits des remparts paroù sennemi pourroit s’introduiredans la Place , faisant rebâtir lesvieilles portes faciles à démasquer,bouchant & comblant les souter-reins , mettant des doubles gril-les aux égouts ou aqueducs , avecdes Sentinelles pour les garder, &faisant fermer toutes les embrasu-res , ou autres ouvertures qui letrouvent trop bades. S’il n’y apoint de ponts devant les portes,on y mettra des paliflàdes & bar-rières avancées , ou l'on tiendrades consignes pour arrêter lesEtrangers & visiter les charriots ,qu’on ne laissera palier que les unsâpres les autres , fans leur per-mettre de s’arrêter, ou d'embar-rasscr le passage. On fermera demême les entrées de rivières , &l’on visitera soigneusement chaquebarque.
* II a paru en 1756. une bro-chure i/z-16. de deux cens vingt-neuf pages , chez Bnucbc à côtédes Grands Augustins, furies stra-tagêmes de guerre , dont se sontservis les plus grands Capitainesdu Monde , depuis plusieurs siéclesjusqu’à la Paix d’Aix-la-Chapcile:ouvrage tiré de l'Histoire 8 c desMémoires partsoulftrs, par M. Car-iée de la Rosiere , Officier dansles troupes , & Ingénieur aux Idesde France & de Bourbon. CetOuvrage est curieux.
* -S T R E L E T Z , au plurielScrehfy , mot Russe , qui vient deStrelni 3 fléché ou irnit. C’étoit lenom d’une Milice Russenne cPan-cienne institution , Sc entretenueen tems de paix comme en remsde guerre. Élie servoit à pied ,& ses armes primitives étoient,comme indique son nom , des arcs& des fléchés. On leur donna en-fuite par préférence des fusils oímousquets. Le reste des armées
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Moscovites 3 qu'on ne ramaflo 1 *que dans les cas urgens , conter"voit les fléchés & les lances, don*chacun s’armoit à fa fantaisie.
Ces Streltfy étoient dans lestems reculés la feule troupe regiéede Russe. Ils étoient au nombrede vingt à vingt-quatre mille hom-mes , avotent toutes sortes de pri-vilèges , & un fauxbourg de laVille de Moscou leur étoit assgnépour demeure , qui porte encorele nom de Streletfkaïa Slabodu.Us rcíîèmbloicnt asitz , quant àleur licence , aux Milices Préto-riennes de Rome fous les premiersEmpereurs , & aux Janissaires deConstantinople. Ils le mutinoiencsouvent comme ces derniers , 8 cse mêloient du Gouvernement.Leur derniere révolte en 1698,lorsque le Czar Pierre I. se trou-voit hors du pays, leur fut funes-te , & causa leur ruine totale. LeCzar , à son retour , en extirpajusqu’au nom , 8 c mit ses troupesfur le pied des autres Nations del'Europe.
La paye ordinaire d’un Streletfétoit de sept roubles , 8 c douzemuids d’avoine par an.
L'avoine est encore de nosJours une denrée néceslaire auSoldat Moscovite : il la grille , &en fait une farine nommée zolo -queno , dont il porte toujours unebonne provision fur foi, jointe àune petite ourque de vinaigre. Endétrempant cette farine dans dePeau, mêlée avec un peu de vinai-gre , c’est une soupe » ou plutôtune bouillie toute faite : cn luidonnant la consistance d’une pâ-te , c’est son pain & fa viande.Quand avec cela il peut avoir desckcty , qui est une soupe anx chouxou herbes hachées , fa chere estparfaite. Une tcharotcheha , oupetit verre de brandevin , y met