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Tome troisieme.
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t mis l’amorce & qu’elles fontchargées.

* Le principe d’accoûtumer leSoldat ì ne tirer que quand on lelui ordonne , a pour objet d’êireîe maître de son feu ; mais il fautl’habituer à viser de façon qu’il soiten état de le faire L de tirer avecJustesse , lorsqu’il peut être dans lecas de faire un feu vif & fanscommandement. II est dangereuxde tirailler fur l’ennemi que l’onpeut aborder, celui-ci ne manquantpas de marcher avec célérité furceux qui ont fait feu , & qui d’or-dinaire perdent la tête , dés qu'ilsn’ont rien dans leurs fusils. Cettederniere réflexion paraît établir lanécessité que quand il faut tirer ,on ne doit le faire que par rangsou par pelotons , & qu’il est in-téressant , si c’est par rang qu’ontire, de ne jamais dégarnir le pre-mier ráng de son feu. Le fusil denouveau calibre qu’ont aujourd'huiles troupes de France, est celuiqui est le plus simple, & duquel onpeut retirer le plus de service ,étant moins sujet à crassir & à sedéranger. La méthode de faire lescartouches un peu plus grosses queie calibre est d’autant meilleurequ’elle oblige le Soldat à réfléchirpar la nécessité où il se trouve dela décoeffer pour charger son ar-me. La manœuvre de M. le Ma-céchal de Saxe pour les cas où ilfaut faire feu de pied ferme , estttès intéressante pour le rendre plussuivi & plus meurtrier; Supplémenteux Rêveries de M. le Maréchalde Saxe , pag. 76.

TIRER le canon : C’est porterun boute - feu à une traînée depoudre , qui est ì un demi - piedou environ plus haut que la lu-mière du canon.

Quand les piece* d’une batterie£nu en état de tirer, on doit

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avoir six Soldats commandés pourle service de chaque piece , maissix Soldats exercés à cette manœu-vre. Ceux qui vont chercher lapoudre dans leur lanterne , doi-vent prendre garde d’en répandrele long du chemin , à cause desaccidcns qui pourraient en arriver.Pour les éviter , on peut sc servirdes barils ì bourse , qui contien-nent cinquante livres de poudre ,de laquelle on se sert pour chargerles pieces avec plus de sûreté.

Lorsque les pieces sont un peuéchauffées , on observe qu’ellessoient toujours chargées également,en n’y mettant seulement de pou-dre que la moitié de la pesanteurdu boulet, & on ne l’augmentepas pendant qu’elles font échauf.fées.

Tous les Soldats sc partagent >les uns pour écouvillonner & char-ger les pieces > les autres pour ap-porter la poudre , les boulets & lefourrage ; & il y en a un qui a lepouce fur la lumière , pendant quedeux autres refoulent.

II y a un Canonier ì chaquepiece , qui amorce la piece , & unautre qui a unboutefeuàla main,& le porte à un demi - pied plushaut de la lumière, où il a faitune traînée pour y mettre le feu,lorsque roflìcicr le lui commande.

Auparavant que de tirer , on ré-garde si les pieces battent fendraitque l’on a ordonné. II y a tou-jours un Soldat à chaque côté dela piece avec un levier pour l’ar-rêter à son necul , a fin qu’étanthors de son embrasure , on lapuilse charger avec moins de dan-ger & plus de facilité , après quoion la laisse retourner par la penteaisée qu’elle doit avoir sur sa pla-te-forme.

On fait observer de faire mettrele feu k celle qui est le plus a»;

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