Band 
Tome troisieme.
Seite
475
JPEG-Download
 

T O

tours & ordres des différentes ef-pecesde services,

TOl/R-MARIXE : C’est unetour qu'on bâtit fur les côtes de lamer , pour y mettre des Soldatsqui donnent avis par un signallorsqu’ils découvrent quelques vais-seaux ennemis. Ces fortes detours font ordinairement fans por-tes Se on y entre par des fenêtresqui font au premier ou au se-cond étage, avcc une échelle quel'on tire en haut quand on est de-dans. Touràfeu , voycf PHARE.Tour ou rourec est un moulinetfait à peu près comme le touretd’un Cordier qui sert à faire dubitrord dans le vaisseau. Tour detable , cela se dit lorfqu'un vais-seau estassourebé , &*que les deuxcables fc font croisés près des étu-biers.

TOURS mobiles. Les Grecsni les Romains ne font pas lesinventeurs des tours mobiles. IIcn est fait mention en plusieursendroits dc ('Ecriture, dans le Pro-phète Ezéchiel il est parlé des toursmouvantes. On ne peut pas allerplus loin pour en découvrir l'ori-gine.

La structure de ces tours mobi-les ne différoit presqu'en rien decelle d’une maison de charpentedc plusieurs étages » sinon qu'elleétoit moins solidement construiteque ces tours qui font tant dc bruitparmi les Sçavans. Elles étoientcomposées d’un assemblage depou-tres & de grosses solives , capablesde résister contre Peffort des mas-ses lancées par les balistes & lescatapultes des assiégés. Cet assem-blage de montans & de traversonsétoit couvert de forts madriers misen travers.

Diorfore de Sicile nous dormeune description fort exacte du fa-meux hélépoic dont Déroétrius fe

T O 4-rf

servir au siège de Rhodes. C’éruitune tour mouvante qui surpassent engrandeur tomes celles qui avoientparu avant lui. Les curieux peu-vent en voir la description dans ItíPolybe de M. le Chevalier FolanlTome II. page 5 %6.

Dans les grands sièges on appro*choie les tours fort près les unesdes autres , ou des tortues qui ser-voient comme dc redoutes poufles flanquer & les soutenir contreles sorties de ceux de la Ville. IIparoît par Diodorc que Phélépoleavoit deux autres tours qui lui fer-voient comme de satellites. Tousles Auteurs font d'accord à Pé-gard des machines que Démétriusdressa sur Phélépole : comme ilétoit plus gros que les tours ordi-naires , & les étages plus élevés ,il en mir un pins grand nombre& de plus grandes. Ce fut Epi-machus, Architecte Athénien, quibâtit cette rour surprenante avecune dépense & un travail extraor-dinaire.

Les cours ont été en usage jusi»qu'à Pinvention de la poudre quiles sit évanouir au moins cinquan-te ans après ou environ : car Ma-homet II. peut être le dernier quis’en servit au siège de Constanti-nople : mais ce n'étoit plus letems,car il s'apperçut bien-tot queces sortes de machines avoientperdu toute leur vertu.

Les tours mobiles lervoient kdifférens usages, II y en avoit aullîde différentes fortes , elles tc-noienr quelquefois lieu de tortuesbélieres , lorsqu'on introduisoit unbélier non suspendu à Pétage dVnbas , & quelquefois une el'pcce depont ìevis ou à coulisse , pratiqué kPétage d'en haut , ou sur celui dumilieu qu'on abattoir sur la mu-raille ou sur la brèche , lorsqu'eltepsroiilôit trop difficile*