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rie sorte que les Travailleurs , &ceux qui les soutiennent, n'étantprotégés que de Pobscurité rie lanuit » qui bien souvent n’est quetrop claire , sont misérablementtués par Pennemi > qui a le plaisirrie les choisir, comme bon iuì sem-ble.
V. Au lieu de faire des batte-ries selon les règles d'nn desseinbien dirigé » l'on bat ce qui se présente 1c premier à la vue , sansfaire attention si c’est directementou obliquement. Cependant tousles coups qui ne font pas directs ,font fort peu d’effet , ne faisantque glifíèr sur le revêtement , j’en-tens pour battre en brèche , car ilfaut ri’autrcs batteries qui croisentsur les défenses dc la Place. Celas’est vu au siège de Lille, où labatterie royale , quoique grande &bien servie , pour n'avoir qu'unevue directe sur les défenses de laPlace » ne les endommagea pasbeaucoup , au lieu que si elle encut eu de croisées, elles enflent étéri'un bien plus grand effet. II fautajouter à cela qu’au lieu d'élcverle plan des batteries dc cinq à sixpieds, on Pabaiffe ordinairementde deux ou trois » moyennantquoi elles font bien plutôt faites,mais aussi elles n'ont que très-peurie découverte , & le moindre boutric tranchés qu'on pasiò par-de-vant , les offusque tclbmenr qu'-elles ne découvrent plus rien &deviennent inutiles , oudu-moinsmettent à tout moment en périlles gens qui s'y trouvent.
VI. On se précautionne fortmal contre les sorties rie l'ennemipar la méchante disposition de nostranchées » qui pour n'avoir pointrie Places d'armes ou parallèlesraisonnables , ni même d’endroitsá’où les troupes puiíîcnt sortir entouille, donnent très*souveruiieu
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à Pennemi d’entrcprendre avecavantage. On reçoit outre cela ,un trèsgrand préjudice , quand,lorsque l’ennemi fait une sortie ,au lieu de sc donner la patiei.eede le laisser éloigner de la Place ,asin de le charger avec avantagelorsqu’il eíb hors de ia protectionde son feu , on fort de lès loge-mens aussi-tôt qu'il paroît » & fansy faire réflexion , on va cn désor-dre le chercher jusques fur le gla-cis de la contrescarpe. Cela Rap-pelle quitter ses avantages , pouraller chercher Pennemi dans lessiens.
VII. L'émulation qui est entreles Officiers généraux , fait sou-vent qu'ils exposent mal à proposles Soldats , leur faisant faire au-delà de leur possible , se souciantpeu d'cn faire périr une trentaine,pour avancer de quatre pas deplus que leurs camarades. Par leurautorité ils ordonnent comme illeur plaît !e chemin de la tran-chée , rompent à tout moment lafuite du deflèin , & toutes les me-lures que Plngénieur peut avoirprises, qui bien loin de pouvoirobserver une conduite rcgléc quiauroit pu mener les choses à unebonne sin , se trouve réduit à ser-vir d’inítrument pour Pexécutionde leurs différeras caprices.
VIII. Les fautes des Ingénieursproviennentd’ordinairedc la mé-diocrité de leur intelligence ou dumanquement de cœur, ou du peude considération où ils sont.
Par leur peu de génie ils parti-cipent 2 toutes les fautes dont ilest parlé ci-devant. II arrive mê-me qu’iís íc$ commettent , com-me n'étant pas capables de fairemieux.
S’ils manquent de cœur, lagrandeur du péril les étonne ouleur trouble les sons dans Pocca-