qu’un Général demandoit le triom-phe , il droit obligé de quitter lecommandement de son armée , &d’attendre hors de Rome la déci-sion du Sénat.
Le premier qui obtint le triom-phe naval, sut Caius Duellius , quigagna une bataille fur les Cartha-ginois l’an 493. de la fondationde Rome. Parmi les Grecs il yavoir aussi de pareils triomphes,Cette marque de distinction , ac-cordée aux anciens Héros , n’eítpas venue jusqu’aux Modernes. 11n'en reste parmi les Nations del’Europe que les entrées triom-phantes que les Souverains fontdans leurs Capitales au retour d’uneglorieuse campagne. Telles ont étéles entrées triomphantes de LouisXV. en 1744. & 1745. qui ontété suivies de fêtes , & les plussuperbes & les plus galantes. Pourles Généraux victorieux , au lieudes honneurs du triomphe qu’onleur accordoit anciennement, ilsfont aujourd'hui comblés des bien-faits & des faveurs de leurs Prin-ces j & en France , en Allema-gne & dans les autres Cours, ilsont des marques de distinction ,qui pendant leur vie & après leurmort , font l’éloge de leur bra-voure.
* TR1PASTE : C’est le nomd’une machine composée de troispoulies j qui sert à élever des far-deaux pour les édifices.
TR1QUEBALLE , inventiontrès-simple , qui n’est compoléeque d’uue grande fléché de bois ,ou timon appuyé fur un aissieu àdeux roues par derriere , & fur unavant train par-devant, & de deuxemparions & d’une sellette. Letriqueèaíle lert à transporter despicces de canon , en les attachantfur cette fléché avec une chaîneèe fer ou de bons cordages. Voici
pour la~curiosité des Officiers d’ai^tillerie , & autres , les mesures dola qualité des pieccs qui composentle triqueballe.
Son timon, ou fléché , doit êtrede brin de chêneau, long de trei-ze pieds : fa grosseur par le grosbout de derrière doit avoir qua-rte pouces & demi, réduire à troispouces par celui du devant , le-quel bout doit être enfourché d’unfer d’un pied de long , au boutdtiquel il doit y avoir un crochet :l’enfourchure est attachée avec dix*huit clous, & un boulon de ferdoit traverser la clavette par-del-l'us.
Les deux emparions font de boisd’orme , longs de quarte pieds &demi , le diamètre de quarte pou-ces & demi , lesquels font atta-chés au derriere du timon par le*côtés avec deux chevilles de boisde chêne , & deux liens de ferarrêtés de huit caboches fur le ti-mon au bout de l’assemblage desemparions. II y a un crochet defer à patte, lequel est attaché avecneuf clous.
L’ailfieu est d’orme , long desept pieds ; fa largeur & hauteur »de même que le corps de celuid’un affût de seize ; ferré de même,sur lequel sont posés les bouts dcderriere d’cmpanons & de ti-mon.
La sellette est de bois d’orme ,longue de deux pieds dix pouces ,proportionnée à la grosseur ducorps de l’ailfieu, attachée fur l’ais-sieu , de même que celle du trainde derriere du charriot à porte*des corps de canon.
Les deux roues ont sept pied*de hauteur , sont ferrées de mêmeque les roues d’affut de seize , ex-cepté les liens doubles & Amplesdes bandes. Le moyeu est longde vingt pouces ; ion diamètre