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Fon fait & où l’on raccommodeîcs voiles d’un vaisseau.
VOILIER, voyez T R E-V I ER.
VOILIER : Vaisseau bon voilier,vaisseau mauvais voilier , c'est-à-dire qui est fin , ou qui est pesant<de voile. Le meilleur voilier d’uneflotte ne sçauroit faire par jourtrois ou quatre lieues de plus quece que fera le plus pesant de voi-les , supposant que Téquipage desdeux vaisseaux manœuvre égale-ment : car le définit du mauvaisvoilier vienr de son gabarit & îlefa mauvaise construction.
VOILl/RE , est la maniéré deporter les voiles pour prendre levent. On ne va jamais fur merqu’à trois fortes <le voilures , àfçavoir de vent arriéré , de ventlargue & de vent de bouline.
VOITURES. Voyez; EQUI-PAGES & CHARRIOTS.
* V O L : Csest un crime sévè-rement puni dans les troupes , &les Ordonnances militaires du Roicondamnent à are pendu & étran-glé , quiconque a pillé , volé , dé-robé en teins de paix ou pendantla guerre , soit dans le Royaumeou eu pavs ennemi, calice , ci-boire ou autres biens de l’Egîise ;& si par Ies circonstances du volil fe trouvoit qti'il y ait eu profa-nation des choses sacrées , il estcondamné au feu.
Tous Soldats , Cavaliers ou Dra-gons de quelque qualité qu’ils soientqui se trouvent convaincus d’avoirvolé des pieces d’artiîlerie,soit dansles parcs d’artíîîeriç , dans les ar-mées , dans ies arsenaux , maga-sins & dépôts des Places, ou dansles transports qui s'en font d'unlieu en un autre font punis demort.
Le Roi défend fous peine de lavie aux Soldats, Cavaliers, Dra*
v O 5;-
1 gons , &c. de voter les meublesou ustensiles des maisons où il»font logés , soit en route , soit estgarnison.
Celui qui dérobe les armes deson camarade , ou autre Soldat ,en quelque lieu que cc soit , cífcpendu & étranglé ; & celui quidérobe dans les chambrées des ca-sernes leur linge , habit, ou équi-page , amíi que le pain ou le prêtde ceux de chambrée , est con-damné à mort ou aux galères per-pétuelles , suivant Ies circonstan-ces des cas.
VOLÉE : La volée d'une piecede canon est à.peu près cette partiequi prend depuis ies tourillons jus-qu’à la bouche. Une piece a fa vo-lée & fa culasse , qui est amantque fi l'on disoit sa tcte&sa queue.On dit : tirer un e volée de canon »c'est un coup de canon.
Tirer à toute volée , c'est éle-ver la piece & la tirer en rasecampagne, sans lui donner d ob-jet ni de but; & l’on mesure cetteportée depuis la piece jusqu'à Ten-dron où le boulet a roulé , Sc s’dfcarrêté.
Le boulet, dit-on, a trois mou-vemens dans la ligne qu’il décriten Pair » laquelle ligne s’appelîcparabolique ou courbée ; fçavoir ,le violent ou droit, qui est en sor-tant de la piece ; le mixte » quiest celui du milieu de sa portée,qui commence à se courber ; Scle naturel ou perpendiculaire , quiest à la fin. Le boulet, après êtretombé, roule encore quelque rems.
* VOLÉE, voyez 5 O N-NETTE.
VOLET : C’est une paire bous-sole, ou un petit compas de route,qui est ordinairement à Pulagc desbarques & des chaloupes. Cettepetite boussole n’est point suspen-due sur un balancier.