pour leur donner le nom de voys- kges de long cours.’ I
VRILLE: C’elt un outil de fer Idonc se servent les Charpentiers.
II eít emmanché comme la car-rière , & fait ton effet quand onle tourne à deux mains.
* VRILLER , en terme d’arti-ficicr, signifie faction de pirouet-ter en montant d’un mouvementà'kilicoïde, où en vis ; tel elt eeludes laucilíòns volans. 11 y a desfusées volantes , qui , au lieu des’élever en droite ligne, ne fontque pirouetter & vriller en mon-tant : c’eít un défaut qui provientsouvent d» trop de légèreté ou de]a courbure de la baguette qui y«st attachée.
US Cy coutumes de li mer : Onappe.le us Cy coutumes de la mer,une loi, par laquelle les propriétai-res &les maîtrisées vaisseaux Mar-chands , sont obligés de satisfaireaux avaries qui se font en mer.Cis us Cy coutumes consistent entrois sortes de Réglemens,donr onappelle les premiers,Jugcmens d’O-jeron. Les Marchands de la Villede Viíbuy , située autrefois dansl'Isie de Gothland , y firent dreslèrles seconds Régie mens en LangueTtutonique. On fit les troisièmes àLubie vers fan 1597. & ils fu-rent faits par les Députés des Vil-les Anséatiques. C’est fur ces troispieces qu’on a fait les Ordonnan-ces qui règlent les Contrats mari-times & la Jurisdiction de la masine , tant en France, qu'en Espa-gne & ailleurs.
USANCE : On dit en termede marine , qu'un Marchand sçaitbien les ujances de la mer ., pourdire qu’il n’ignore rien de ce qu’ilest nécessaire de sçavoir pour tra-fiquer sur la met.
USTENSILE , est une fourni-ture dûe à chaque Soldat par l’Hôrc
qoî le loge. Elie consiste au lit gacSni de linceuls, au pot, au verre*à l’écuelle , à une place au feu &à la chandelle de l'Hôte. Quel-quefois í’ujlenjìle est fourni en ar-gent , &. paye par les Habitans deslieux où est la garnison.
* USTENSILE cn tems deguerre : Les compagnies des régi-mens d’Infamcrie qui ont servi encampagne & qui font destinéespout y servir la suivante , reçoi-vent le double ufienfile . Les com-pagnies de ceux qui 11’ayant pasencore servi en campagne y sontdestinées,ne reçoivent que le sim-ple. Le double ujlenjlle pour cha-que compagnie est de dix livres ,pendant chacun des cent cinquan-te jours de quartier d’hiver, fri-sant quinze cens livres. Pour leMajor du régiment il est de troislivres,faisant quatre cens cinquan-te livres.
Sur les quinze cens livres, onen déduit quatre - vingt - dix pourêtre données au Lieutenant de iacompagnie ; soixante pour le Sous-Lieutcnanr ou Enseigne, & quinzepour l’Aide-Major du bataillon.
Le simple ufienfile n’est que lamoitié du double. Les déductionsse font par proportion.
Chaque Colonel réformé d’In-fanterie qui a servi à la fuite desrégimens en campagne & qui y estdestiné pour la suivante, reçoitdeux cens soixante-dix livres d’uf-[enfile : chaque Lieutenant Colo-nel, cent quatre - vingt livres : unCapitaine, quatre-vingt-dix livres :& un Lieutenant , trente livres.
On retient cent cinquante li-vres fur ce qui revient de Vus en-fle à chaque compagnie , pour êtr©payées au Capitaine par égales por-tions en cinq. mois consécutifs , àcommencer du dix Juin : on re-tient tout ce qui en revient à chu