338 MÉMOIRES SUR V A R M Ê E
SECTION VIII.
I l nous reste encore à parler des médailles de la famille Antonia, fur les-quelles on voit d'un côté une galere avec rinscription: Ant.Aug. UJ.virR. P. C . Sc au revers l’aigle légionaire entre deux enseignes avec le nom dela légion. Le nom seul marquépar le chiffre (Leg.I. II.IIL IV. &c. ) fait tou-te la différence de ces médailles qui se ressemblent d’ailleurs en tout. Dutemps de Vaillant on en avoit assez trouvé pour en former une fuite devingt quatre légions exprimées de cette forte ; & le recueil complet flat-toit beaucoup les propriétaires des cabinets. Vaillant entraîné par fa passionpour T étude numismatique s’en prévalut pour suppléer à un passage d’Ap-Appien L. pien dans lequel il est dit qu’Antoine Sc Auguste s’étant réconciliés à Brin-desparrentremised’Octavie, ils étoìent convenus de lever chacun en Italie desnouvelles légions pour s'en servir dans leurs guerres, l’un contre le jeune Pom-pée, & l’autre contre les Parthes. Comme l’historien ne détermine pasle nombre des légions que les Triumvirs avoient levées conformément àleur traité, Vaillant croit fur le témoignage de ces médailles qui ne fontmention que de vingt quatre légions, avoir au moins découvert le nombrede celles qu’ Antoine avoit formées. Les favans applaudirent à cette décou-verte quoique très peu sondée, vu qu’Appien dit lui même dans la fuite,t. v. de la qu’ Antoine qui voulut en conséquence du traité lever des légions en Italie, feG 7 lóf ag " vit dans f impossibilité de trouver des recrues à cause qu’Auguste y étant lemaître, fut le prévenir partout où fes enrôleurs fe préfenterent. Sur lesPlut A»- plaintes qu’Antoine en fit, Auguste résolut de faire passer à son armée vingttoine. mille légionaires que Plutarque réduit à deux légions. Ce récit est donc bienopposée à la prétendue armée de vingt quatre légions levées en Italie, selonVaillant. L’armée qu 5 Antoine rassembla contre les Parthes, coníìstoit aurapport de Plutarque, en quatre vingt mille hommes d’infanterie légio-c f naire, ce qui revient à seize légions, Sc lorsqu’ il ramassa à la fin toutes fesfi us L. ch forces à la bataille d’Actium, il eut dix neuf légions, outre quatre qu’ií avoit
3 2 &c - laissées fur les frontières de l’Egypte. On trouvera peut-être que le nombretoine. des troupes que j’inaique moi même, fe rapproche allez de celui que VaillantThtf Mo- déduit des médailles; mais que répondroit-on à cette XVII-"- légion de^Antonia**' Lybie, à la XX- d’Espagne Sc à la I re Sc à la XU mtí vieilles légions, dont