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Vol. II.
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4 zo LES CESTES DE JULES AFRICAIN.

niens, les Gaulois 6c les Babyloniens. L’auteur propose dans le XX Ví me cha-pitre une maniéré de faire une boisson qui ressemble au vin avec des figuesseches ôc de la réglisse.

Dans le XXVII me il enseigne sart de faire 6c de conserver le vinaigre.Ce chapitre se trouve aulfi à la fin du VIII me livre de la collection de diffé-rens auteurs qui ont écrit fur l’agriculture, que le même Empereur Constan-tin Porphyrogenete dont j’ai parlé en haut, fils de Léon le Sage a fait rassem-bler fous le titre de Géoponica. Pierre Needham en a donné à Cambridge en1703 une bonne édition avec la traduction latine. Cet ouvrage est traduiten françoís par Antoine Pierre deNarbonne 6c imprimé à Le-ide 15 57. 6c enallemand par Michel Herrius fous le titre: Das UeltbaUy oder das Buchvon der Veltarbeit , Strasburg i$6 7.

Dans le XXVHI rae chapitre Jules Africain enseigne fart de faire f huile;on l’a inséré aulîx dans le IX me livre du recueil que je viens d’indiquer.

CHAPITRE XXIX.

De ! art de tirer de F arc.

L 'auteur dit lui méme que c’est le dernier chapitre de ce livre des Cestes6c il y expose quelques particularités fur l’art de tirer de Tare.

Si une flèche tirée de f are continuoit son vol avec la même vitesse,6c íâns être arrêtée, vingt quatre heures de flûte, elle parcourreroit l’eípace devingt mille stades. L’eíTay en fut fait en fa présence 6c de la maniéré suivan-te. On plaça dix hommes à la distance d’un de ces arpens dont fix font unstade, c’est à dire, de cent pieds l’un de l’autre, munis chacun d’un arc ban-dé, 6c la flèche à la détente. Dès que le premier eut décoché fa flèche, lesecond tira la sienne dans l’instant même, qu’il vit passer celle du premier,le troisième en fit autant, 6c ainsi de suite jusqu’au dernier. En multipliantaprès cela I’efpace avec le temps, on trouva qu’il faíloit une heure pour fai-re parcourir de cette maniéré aux flèches mille stades, 6c par conséquentvingt quatre mille stades en vingt quatre heures. L’auteur retranche quatremille stades pour le temps que chaque mouvement de la main auroit pû faireperdre dans la totalité, & en déduit le compte rond de vingt mille stades.Ce calcul ne paroit pas être fort exact, mais il en appelle au témoignage d’uncertain Syrmus Scythe de nation 6c deBardesanes le Parthe, les plus fameuxarchers de son temps, qui ont fait le même calcul.