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Vol. II.
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LES CESTES DE JULES ALRICAIN.

ciens. II croit que pour réveiller un homme endormi par cette boisson,on n’auroit qu’à lui faire entrer beaucoup de vinaigre par le nez.

CHAPITRE XXXII & XXXIII.

L 'auteur dit que íi l’on veut détruire tous les arbres d’un pays, on n’a qu’àficher au tronc une des arêtes de la pastenaque, poisson de mer de l’es-pece des scorpions ; ils périront infailliblement excepté le pommier qui yrésiste. Selon d’autres les cosses des feves appliquées aux racines font éga-lement sccher les arbres. Cependant dit-il à la fin, on en vient plus sûre-ment à bout à coup de haches. Lorsqu’il s’agit de gâter les campagnes &de les rendre stériles, fauteur propose d’y semer l’Ellébore,àl’exempled’Ale-xandre qui força par ce moyen les Alanes à fe soumettre. On ruine aussipour long temps les récoltés, en labourant les champs, après y avoir répanduune grande quantité de sel.

CHAPITRE XXXIV. XXXV. XXXVI.

D ans ces chapitres fauteur expose trois secrets à l’usage de la cavalerie.

L’un qu’il dit avoir appris dans la Physique d’un certain Neptu-nien, c’est d’arrêter les chevaux en plaine course, en jettant à leur rencon-tre des os de talons de loup. L’autre qu’il regarde comme la ressource desfoibles, c’est d’armer les cavaliers de flambeaux brulans, au moment qu’ilsvont à l’attaque : & le troisième pratiqué souvent par les anciens Généraux,pour paroitre en certaines occasions plus fort en cavalerie qu’on ne Test eneffet, c’est de faire monter les valets & les palefreniers de l’armée fur deschevaux dé bat, & fur des mulets, en les plaçant au loin, rangés par trou-pes comme par autant d’escadrons.

CHAPITRE XXXVII.

L 'auteur prétend avoir appris d’un homme digne de foi la vraie méthodedes Scythes pour empoisonner les flèches. C’est de tirer au moyen dufeu du Titymale appellé Characites , une efpece de suc épais, & d’en frot-ter les pointes.

CHAPITRE XXXVIII.

T 'auteur croit que la vinaigre est d’une grande utilité dans les incen-

| J às non seulement en remployant pour éteindre les flammes, mais auffi

en humectant de cet acide les murailles qu’on veut préserver du feu.