LES CESTES DE JULES AFRICAIN.
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des lanciers, pour fermer la marche, si ce n’est qu’on soit serré de près,en ce cas les lanciers ne changent pas de place.
Auffi souvent que ces demi-épilarchies de soixante quatre maîtres s’a-vancent, elles passent les intervalles de la Phalange par la gauche des sections6c retournent à leur place par la droite. Pendant le temps quelles font les mou-vements de la retraite, celles qui font restées derriere la Phalange, ou l’autremoitié de chaque épilarchie s’ébranlent, 6c étant sorties par la gauche autravers des intervalles remplacent les premieres, fraîches 6c propres à vangercelles qui seront retirées. Si les efforts des premieres ont assez de succès pourrepousser l’ennemi, l’autre moitié n’attend pas même leur retour, 6c s’avan-ce d’abord pour les seconder. Cela arrive aussi en d’autres occasions, ouil faut que les epilarchies entieres passent d’abord devant le front. Maisdans toutes ces occasions il faut toujours, pour éviter la confusion, queles escadrons sortent des intervalles par la gauche, 6c qu’ils rentrent ensuitepar la droite des sections derriere la Phalange.
CHAPITRE LXXIV.
De la conversion des escadrons à la Scythe.
L es escadrons formés enlozange, doivent être divisés en trois Sections,chacune de vingt un chevaux, qui font ensemble avec l’Ilarque lessoixante quatre maîtres, dont on les compose ordinairement. Pour en ti-rer tout le parti possible, il faut qu’on les ait bien exercées non seulement àmanœuvrer ensemble 6c à être formées en lozange, mais auffi à rompre cetteforme pour faire promptement trois Sections triangulaires ou trois coins.Ces coins font formés de la maniéré suivante : Le rang qui sert de base a sixchevaux inclusivement les Garde-flancs de la droite, ôc celui de la gauche. Lerang qui est devant celui-ci a cinq chevaux; les fuivans quatre, trois, deuxjusqu’à l’unité, ou l’Ilarque qui est à la pointe. Les chevaux de chaque rang,qu’ils précédent ou qu’ils suivent ne sont pas par conséquent en files, maisfeulement en rangs.
On sent bien avec quel soin il faut avoir dressé le cavalier pour qu’ílsoit en état d’exécuter avec facilité les évolutions nécessaires pour formerces trois coins, après avoir rompu le lozange.
L’utilité de cette manœuvre se fait voir lorsqu’on fait semblant de s’enfuírdevant un ennemi accoutumé à garder peu d’ordre dans fa poursuite. L’IIarque^arrête tout d’un coup dans fa retraite 6c commande Syjîrophe ou de faire 1»
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