côté duNord, dans les découvertes des Angîois;mais qu’ils avoient même empiété fur son terri-toire, (le lieu où.ils venoient de s’établir étantsitué au-dessous de la latitude de 45 degrés, juf-qu’où s-étendoit la Concession accordée, en 1606,par Jacques I ., au Chef de Justice Popham & àd’autres) ce Gouverneur envoya contr’eux troisVaisseaux, fous les ordres du Chef d’EscadreArgal , qui démolit leurs Forts, ruina leurs Co-lonies, & leur fit plusieurs Prisonniers.
A f i N d’assûrer plus efficacement la possessionde ce Pays à la Couronne de la Grande Bretagne ,quelques années après, le Chevalier FerdinandoGorges, Gouverneur de la Nouvelle Angleterre,engagea le Chevalier Guillaume Alexandre, Se-crétaire d’Etat pour \'Ecosse , ( depuis Comte deSterlin & Vicomte du Canada) à demander auRoi Jacques I ., une Concession de toutes les Ter-res situées entre le Nord de l’Octroi de la Virgi-nie , ou par-delà les 45 degrés, & le Sud du Ca-nada , fous le nom de Nouvelle Ecosse. A la re-quête du Chevalier Alexandre, le Roi lui accorda,en 1621 , une Concession des Terres bornéesà l’Ouest, par la Rivière de Ste. Croix-, au Nord,par le Fleuve du Canada ? à l’Est, par une lignetirée à travers le Golfe de St. Laurent, jufqu’àl’Orient de rifle du Cap Breton, qui en devenoitainsi partie; & au Sud, par l’Ocean. Le Roiordonnoit que cette étendue de Pays, (aupara-vant considérée sous le nom commun de Virgi-nie ) & dont les limites sont fixées avec beaucoupd’exactâtude & de précision dans l’Acte de Do-nation (l), porteroit à l’avenir le nom de Nou-velle
( 1 ) Les termes de l’Acte de Concession, pour autantqu’ils ont rapport au sujet en question, étoient comme
suit.