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& ayànt supprimé celles de Champlain , qui leuïfont” antérieures , il voqdrost substituer à leurplace, d'sutres limites forgées dans fa propreimagina*' 00 , en étendant celles du Canada furroute fous prétexte que les deux Pro-
vinces étoient originairement comprisespar] e s Indiens, fous cette dénomination. En con-séquence il affirme, sans aucune preuve queson effronterie ordinaire; „ Que dès les pre-„ miers tems les Sauvages donnoîent le notn de„ Canada à tout le Pays qui est des ,deux côtés„ ]e long du Fleuve de Canada ou St. Laurent ,„ particulièrement depuis son embouchure just„ qu’au Saguenay f 17)
8m>?0SL que cela fut vrai, & que nóus eûf-fions à déterminer ce point par la coutume desNaturels du Pays, YAcadie ne pourroit avoir ab-solument point de limites; ou plutôt un tel Paysn’auroit jamais existé; mais nous ferons voir, àla fin de ces Mémoires, que ce qu’il affirme encette occasion, est aussi faux que le reste; quele Canada, lorsque Cartier y alla, en 1534, necomprenoit qu’une petite partie du Pays, auNord du Fleuve Hasheìaga, comme on appel-Joit alors le Fleuve St. Laurent ; & qu’il étoitsitué à l’Ouest de la Rivière ou de la Provincede Saguenay , mais non du côté de l’Est, ou àl'embouchure du Fleuve St. Laurent , comme ilrassure faussement.
Pour revenir à nôtre sujet, les Peuples de laNouvelle Angleterre , qui se ressentoient haute-ment du peu d’égard que le Roi avoit eû pour
leurs
(17) Jbid. pag. xi.