s, jusqa’à fembouchure de cette Rivière, doncj, la navigation doit être laissée hbre aux deux„ Nations”.
Quoique les François n obtinssent pastout ce qu’ils avoient demandé en vertu de ceTraité, ils gagnèrent cependant quelque cho-se de plus qu’ils n’avoient eû par celui de Breda ;car les limites de V Acadie furent fixées à la Riviè-re de St. George, environ un demi degré plus àJ’Ouest que Pentagoet , & dans la distanee de iamiles de Pemaquid.
Remarquez de quelle façon Charlevoixglisse adroitement fur cette transaction: ,, Quoi-
que, dit-il, les limites de la Nouvelle France ,„ fur cette Côte méridionale, [il fe garde bien,, de l’appeller Acadie ou Nouvelle Fx<>jse~\. ûssent„ été fixées [fans vouloir nous dire quand ni3, comment] à la Rivière de Kinibeki ; &qu’en3, dernier lieu on eût chassé les Anglois dc Pem-3 , kuit, [ Pemaquid ] qui devoit appartenir aux„ François en vertu du Traité, cependant,„ pareeque les Anglois y étoient revenus,„ M. M. de Tallard & d'Herbaut, Commissaires„ nommés par le Roi, furent obligés de rap-„ procher leurs frontières en deça de ce poste,„ & de les marquer à la Rivière de St. George ,„ située prefqu’à distance égale du Kinibeki &„ de Pentagoet. Ce qui fut confirmé en 1700,„ par M. de Vilìieu , de la part du Roi Très-», Chrétien, & par M. Soudrie, de la part dej, Sa Majesté Britannique (§2)
{33) Tome Il.pag. 236,
Cz