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dessus , il J’avoit étendu à plus d’ttn tkts di»Continent septentrional.
Cette conduite ne doit pas paroïtre surpre-nante dans M. De rifle y qui faisiíseit toutes leaoccasions de frauder les Anglais , & de les priverde leurs droits autant qu’il en étoit capable.Dans les deux Cartes qu’on vient de citer, il áreprésenté YAcadie deux tiers plus petite qu’iln’auroii dû faire, suivant l’autorité de Champlain& les Concessions successives de fes Rois, cor-roborées par les Traités. Mais supposé que cesoit moins par un delïein prémédité, que fauted’avoir assez approfondi fes recherches, nouan’avons pas lieu de juger aussi favorablement dela droiture de fes intentions, par rapport à faCarte de la Louisiane „ publiée en 1718. Car ily a transféré toute la Caroline à fa propre Na-tion , en la renfermant dans la ligne verte,comme partie de la Louisiane , quoique dans faCarte à Mexique, faite í?03j jj j a pj aeeparmi les Possessions Angloisesv Po«„ donnerquelque couleur de juítice à cette téméraire dé-prédation en fait de Géographie , il ajoûtqfous le nora de Caroline ; ,, Qu’elle fut ainsi ap-j pellée, en honneur dé Charles IX, par les
François , qui la découvrirent, en prirent pof-„ session & s y établirent en 15 ... Par ledeffaut dans la date, Mr. De rifle semble, en cet-te occasion , s’être fié entièrement à ía mé-moire qui fans doute lui a fait faux bond. Dans]e Voyage de Laudonniere nous trouvons, en ef-fet, un Fort qssfi avoic bâti en 1564, à l’em-bouchure de la Rivière de May , & qu’ij nom-ma la Caroline ; mais il n’y a pas le moindre motqui donne ce nom au Pays. Nos Voisins font
D 4 fort