faut pourtant que les François prêtent auxdiismots l’un ou i’autre de ces sens, s’ils leur eridonnent du tout. D’un autre côté , fi l’or*n ’ a rien cédé de plus qu’iine simple Côte,ou que la Péninsule , comment peut - on di-re que tout, ou le tout des deux ait étécédé ? Et si tout , ou le tout des deux a étécédé, comment peut-on prétendre que seu-lement une partie ait été cedée ? On ne peutpoint prétendre , que YAcadie , sous des limi-tes si resserrées, sòit égale à la Nouvelle Ecosse;ou que si YAcadie seule a été cedée sous cesconditions , toute la Nouvelle Ecosse ait étécedée.
L’article ayant été dressé & agréé dansla présente forme, c’est une preuve très- claireque les Ministres François n’ont jamais entendu ,comme on le prétend, de limiter par-là la Nou-■vcih Erss e , Qu’i l s ayent stipulé de ceder le tout,pendant qu ils n entenctotent ,je ceder qu'une pe-tite partie ; c’est ce qui parole impolie. S’ilsavoient entendu de limiter, ou de réduire unPays à l’autre , ils auroient pris quelque autreméchode, compatible à un tel dessein, & quin’y eut point tant répugné que celíe-ci. Ilsn’auroient pas dit, toute la Nouvelle Ecosse ouAcadie , avec ses anciennes limites , fera cedée ;mais, que de la Nouvelle Ecosse, il fera cédé seu-lement la même étendue de terrein qui répond à l'A-cadie; non dans le sens le plus ample', mais dansle sens le plus étroit, conformément à ses anciennesImites ; lesquelles limites auroient été de mêmespécifiées, fans que cela eût couté plus de motsou de pensées dans un cas que dans l’autre :mais de supposer que des choses ont été enten- 'E 4 ’ duss