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vaincus que tous les genres de quantité' font divisibles al’infíni, auront-ils de la peine à diviser la plus insensibledurée en un nombre infini de petites parties, à yplacer tous les degrez possibles de vitesse, depuis le reposjusqu a un mouvement déterminé, par exemple, depuisle commencement d’un éclair, jusqu’à son entier éva-nouissement ?
7. Concluons donc que la dureté prise dans le sens vu 1 -gaìre, est absolument impossible, & ne peut subsisteravec la loy de continuité. Un peu de réflexion mettracette vérité dans son jour. Supoíons que deux corps dursen ce sens, Lc parfaitement égaux , se rencontrent dire-,ctement avec des vitesses égales, je dis qu’ils doivent detoute nécessité ou s’arrêter tout court en se choquant,ou rebrousser chemin après s erre choquez ; il implique-roit que des corps durs se pénétrassent j mais ces corpsne sçaùroient s’arrêter tout court, fans passer subitementdu mouveuicnt au repos, de letre au non être, ce quirépugné à la loy de continuité : ni réfléchir dans le se-cond cas, qu’ils ne changent tout d’un coup leurs vites-ses affirmatives, en une vitesse négative, fans avoir par-couru auparavant toutes les diminutions successives dela premiere vitesse, jusqu’à sa destruction totale, Sc dela remonter par de pareilles augmentations, en une vi-tesse en sens contraire - ce qui est également oposé àcette loy.
8. Et certes ces raisons font telles, qu’il ne me paroîtpas possible que la dureté prise dans le sens que nousvenons de réfuter, puisse quadrer avec les loix fonda-mentales de la nature : aussi rejettai-je les prétendus ato-mes parfaitement solides, que quelques Philosophes ontadmis ; ce font des corpuscules imaginaires qui 11’ont deréalité que dans l’opinion de leurs partisans.
5>. Mais après avoir détruit la fausse idée qu’on se formeordinairement ds la dureté , il est juste de lui en substi-tuer une nouvelle, propre à expliquer d’une maniéré in-telligible , les phenomenes que nous connoissons, Lc fur