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ce que nous avons dit sur les signes de dépéris-sement, doit décider à cet égard.
Telles sont les principales notions qu’il fautavoir pour juger, avec connaissance, les arbresqui peuvent être propres au service de la ma-rine. Il nous reste à parler du parti que l’onpeut tirer de ces arbres, par rapport aux diversespièces de construction qu’ils peuvent offrir.
La figure d’un arbre, c’est-à-dire , la gros-seur , la hauteur, la courbure , le trait dutronc et les branches, annoncent les pièces deconstruction qu’on peut en tirer, soit droitesou courbes.
Les arbres qui sont bien élancés, même avecune légère courbure, annoncent, à l’inspection ,qu’ils sont propres aux constructions navales;ceux qui sont moins élevés , et même défec-tueux, peuvent fournir des courbes. Les arbresnoueux et très-branchus, rustiques et rebours,dont la figure ne prévient point, ne sont pasles moins utiles à la marine. Lorsqu’ils sontsains , on doit les employer de préférence ,suivant leurs dimensions. En effet, les nœudsqui se forment à l’insertion des branches etqui, dès leur naissance, ont été parfaitementrecouverts , sont plus durs que le bois vif,s’il n’y a point de vices occasionnés par unegouttière. Les arbres qui sont raffaux et rabou-