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Une circulaire de l’année 1766, des grands-maîtres aux officiers des eaux et forêts , porte ,sur la demande du secrétaire d’état ayant le dé-partement de la marine, ordre d’insérer dans lecahier des charges des ventes de bois, une clausequi obligeât les adjudicataires délivrer aux four-nisseurs de la marine les arbres marqués, ouqui pourront l’être du marteau de la marine ,pour Ica prix être réglé de gré d gré. Depuiscette époque jusqu’au-delà de 1790 , les prix etla voie du commerce régissaient les achats desbois de construction. La marine basait , sur desdonnées connues et qui variaient peu, lesmarchés qu’elle passait avec des entrepreneursou fournisseurs généraux. Ceux-ci achetaientpartout à prix défendu ; il n’existait aucunedifférence, aucune prédilection : l’adjudica-taire , dans les forêts du domaine, le particu-lier, les gens de main-morte, tous discutaientle prix de leurs bois avec le fournisseur. Cettefaculté commune avait toujours et ne pouvaitmanquer d’avoir pour résultat l’accord entreles contractans , puisque d’une part , la marineaccordait à ses fournisseurs un prix basé surcelui du commerce , et que les fournisseurs àleur tour pouvaient payer , et payaient en effet,les bois à un taux qui désintéressait et le mar-chand et le propriétaire. L’Assemblée ^Nationale