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qu’autrefois on disait château d'arricre, château d'avant ,au lieu des gaillards. Les gaillards se trouvent renferméspar les cotés du vaisseau , élevés depuis le pont supérieurjusqu’au platbord ; les dunettes et les tugues se trouventcomprises dans les rabattues. Les lisses de platbord et derabattues sont susceptibles de beaucoup de goût dans leurcontour ou tonture ; les bouteilles ornent, aussi la partiesupérieure de l’arrière des vaisseaux, comme l’éperon ornela partie de l’avant. Toutes ces pièces, qui dans la cons-truction , servent à la solidité , à la commodité et à l’orne-ment, forment ce que l’on appelle l 'accastillage, termedans lequel on comprend quelquefois la tenture des pré-ceintes, et enfin toute l’œuvre-morte.
On dit qu’un vaisseau est bien accasdllé , et accastellé,avec goût, quand ses différentes lisses et préceintes ont unetonture agréable ; quand les distances entre elles sont dansi un rapport convenable; lorsqu’il a peu d’élévation d’œuvre-
morte, que le tableau a un peu d’inclinaison, que les bou-teilles et l’éperon sont bien contournés, et d’un dessinconforme à l’espèce du bâtiment.
ACCORE, ACCOTOIR; terme de marine; ce qui sertd’appui, de soutien à quelque chose. Les accores sont desespèces d’étais qui soutiennent les vaisseaux en constructiondans les bassins. 11 y a des accores de fond : ce sont ceux quisupportent le fond du vaisseau ; des accores du fort : ce sontceux qui arc-boutent contre le fort du navire; des accores d'en-tre-deux : ce sont ceux qui se trouvent entre les accores ànfond et les accores du fort. Ainsi, lesbâtimens on construc-tion en ont trois rangs, qui doivent être disposés régulière-ment; et au lieu d’être posés à plomb, on leur donne plus oumoins de pied, suivant l’inclinaison de la partie du vaisseauoù ils s’arc-boutent. Il y a des accores d’étrave , des accoresd’étambot : les extrémités de la lisse d’hourdy sont aussi sou-tenues par des accores.
ACCORER , poser des ACCORES ce terme au surplus,est, dans la marine , d’un grand usage au figuré , où ilsignifie toujours appuyer , suuf.enir quelque chose.
ÀCCULEMENT , terme de marine ; il se dit de la con-cavité et rondeur des varangues, qui se placent à l’avant età l’arrière, sur la quille du vaisseau. C’est la distance del’extrémité de la varangue auplanprolongé de la partie supé-rieure de la quille. Delà viennent les expressions adoptées de