INTRODUCTION.
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Si l’on en croit les bruits qui furent alorsrépandus, et auxquels les événemens subsé-quens ont donné une sorte de confirmation ,les deux monarques prirent verbalement lesengagemens suivans : Alexandre s’engagea àadopter dans ses états , les mesures prohibi-tives dont Napoléon frappait le commerce an-glais , et à contraindre la Suède à prendre lesmêmes mesures, en cas que la médiation pro-posée à l’Angleterre n’amenât point la paix ; sila Suède s’y refusait, Napoléon consentait alorsà ce qu’Alexandre s’emparât de la Finlande . En-fin Napoléon tomba d’accord avec Alexandreque les Russes traîneraient en longueur l’éva-cuation de la Valachie et de la Moldavie : cesdeux souverains s’entretinrent même du projetd’expulser les Turcs de l’Europe ; mais ils neprirent aucune résolution à ce sujet.
Tel fut le traité de Tilsit : les conditions quiy furent stipulées étaient entièrement opposéesau but que s’était jusqu’alors proposé Alexan-dre, et aux opinions qu’il avait émises dansses manifestes (4) et dans ses discours. Cemonarque, qui s’était prononcé avec tant d’é-nergie contre les usurpations de Napoléon ,non content de leur donner sa sanction, coo-pérait à la spoliation de princes qui, jus-