INTRODUCTION. 4»
guerre d’Autriche, tant les victoires de Napo-léon avaient rempli ses adversaires de terreur,de découragement, et de la conviction qu’on nepouvait résister à ses armes : voilà pourquoi lesplaces de la Corogne et du Férol se rendirenthonteusement, quoiqu’elles eussent une bonnegarnison, et qu’elles pussent être ravitaillées parmer. Alméida, tous les forts et toutes les batte-ries situées sur le Tage furent, à cette époque,évacués précipitamment par leurs garnisons, quise retirèrent sur Lisbonne , où les troupes an-glaises se concentraient pour s’embarquer. Lemidi de l’Espagne n’était alors occupé que parun amas de fugitifs, incapables d’opposer de larésistance si on les eût attaqués : les armes espa-gnoles se maintenaient pourtant en Catalogne ;mais la position géographique de cette provincey rendait les opérations militaires entièrementindépendantes de celles du reste de la péninsule.
Telle était la situation des armées anglaises etespagnoles en Espagne lorsqu'on y apprit le dé-part de Napoléon, celui d’une partie de sesmeilleures troupes, et l’imminence de la guerred’Actriche. Les Français s’arrêtèrent ; leurs ad-versaires purent respirer, et eurent le tems deréorganiser leurs armées. Les Anglais avaientde l’or et manquaient de soldats ; ils se décidé-